RENCONTRE AVEC ERIC HERENGUEL

Eric-HerenguelConnu pour son amour des moteurs, pour son vaste registre de séries, Eric Herenguel se dévoile entre un repas et des dédicaces.

 

 

 
Pseudonyme, valeurs,  encrage (et Christian Rossi)

Auteur de bande dessinée, création et incidents techniques

Steampunk, féminisne réminiscence et chats

Vous pouvez écouter/enregistrer la rencontre en entier

Vous pouvez suivre Eric Herenguel sur sa page Facebook, sur son blog

RENCONTRE AVEC BERTRAND GALIC

Bertrand-GalicBertrand Galic. La prononciation du nom sonne celtique. Pour le jeune auteur, la première publication est un défi : L’adaptation du chef-d’oeuvre de Pierre-Jakez Hélias :  Le Cheval d’Orgueil. Mais qui est Bertrand Galic. Interview d’un nouvel auteur, entre bande dessinée, histoire(s) et Bretagne.

Tu m’as donné rendez-vous au Tara Inn. Pourquoi avoir choisi cet endroit ?

Parce que le port de commerce m’inspire. C’est un des endroits de Brest que je préfère. J’aime particulièrement les ports et les places. On y trouve des ambiances particulières. Le port de commerce j’y viens depuis que je suis tout-petit. J’y suis venu avec mes grands-parents, mes parents et il y a cette ambiance, cet air particulier que j’adore.

Tu enseignes au collège Kerhallet et tu as crée une section bande dessinée. Qu’est-ce donc ?

Ca a été crée il y a trois ans. En gros, des élèves de cinquième racontent des histoires sur trois, quatre planches de bande dessinée en suivant le processus des professionnels : trouver l’idée, écrire le scénario, crayonner, encrer, mise en couleur, etc. On fait venir des auteurs dans la classe pour pouvoir échanger, pour avoir des conseils aussi. C’est un projet d’ouverture. Je pense que la bande dessinée peut amener à plein de choses, comme la lecture et le monde des arts en général.

Quand tu parles de ce projet et de la bande dessinée dans l’enseignement, tu cites Astérix, Alix… Pourquoi ne pas choisir des exemples plus récents ?

(Rires). Je ne sais pas où j’ai pu citer Astérix et Alix, mais c’est vrai qu’il existe des exemples plus récents. On peut citer Fabien Nury ou François Bourgeon qui m’ont marqué une époque aussi.

Tu fais partie de l’association Brest en Bulles, organisateur du festival de Loperhet (2eme festival de Bretagne). Qu’est ce que ca t’a apporté vis à vis de tes projets d’auteurs ?

J’ai eu des ouvertures, des échanges, des rencontres comme avec Marc Lizano (dessinateur sur Le Cheval d’Orgueil). Ca m’a donné envie de m’y mettre.

Es-tu prêt à passer de l’autre côté du stand, pour signer les dédicaces?

Oui, ça va, même si je ne me suis pas entraîné.

Pour toi, qui est Kris ? Un ami, un mentor, un maître qu’on va dépasser ?

Kris, je le connais depuis une vingtaine d’années. On était en faculté d’histoire ensemble. (On y a fait les 400 coups dans la fac et autour). C’est un collègue de travail, mais c’est d’abord un ami.

Kris et toi, vous êtes de Brest, vous avez fait la faculté d’histoire, vous avez deux enfants… Qui a copié l’autre ?

(d’un air faussement sérieux) On dira que c’est moi. Je suis le plus jeune.
(ndlr : Kris a répondu : C’est lui, je suis le plus vieux)

Tu enseignes l’histoire et tu la racontes. Comment la rendre crédible quand on sait qu’elle est écrite par les vainqueurs ?

Raconter les vaincus, c’est pas mal aussi.

Cette Histoire, n’est qu’une projection déformée de la réalité en bande dessinée. Comment ne pas la trahir ?

C’est quelque chose qui est difficile, qui pose beaucoup de questions. On a eu l’exemple avec Un Maillot pour L’Algérie (parution en avril 2016 aux éditions Dupuis). Je pense que l’essentiel est de ne pas trahir, de conserver l’esprit. On va commettre des petites erreurs, même avec beaucoup de documentation, mais l’important c’est de ne pas trahir l’esprit.

Des futures parutions, une partie est en co-scénario avec Kris, l’autre est de ta plume. Quel est le plus facile ?

Les deux sont faciles et difficiles en même temps. Ce n’est pas le même travail. On se posait la question avec Kris, il y a quelques jours. On se disait qu’on ne gagnait pas forcement du temps à travailler à deux, mais au final, les dialogues, le récit semblent plus justes. Les lecteurs nous le diront.

Si les différents thèmes qui ressortent de ces futures parutions sont le voyage, les histoires, la Bretagne (voire Brest), on ressent un côté social, militant. Est-ce un hasard ?

Non, ce n’est pas un hasard. Je pense qu’on pourra dire plus tard que j’ai été quelqu’un d’engagé dans mes écrits. J’ai toujours été au sein d’associations depuis que je suis assez jeune.

Comment vois tu l’avenir ? Auteur à temps complet ou enseignant et auteur ?

Je suis dans une phase de transition. Depuis deux, trois ans, j’ai réduit mon temps d’enseignement. Je ne sais pas trop encore. Ca dépendra de l’accueil des livres et j’aime bien être professeur. C’est une question difficile. Je ne peux pâs te répondre pour l’instant.

Le premier album qui sort c’est Le Cheval d’Orgueil. Au vu des différentes interviews, le projet semblait couler de source. Alors que c’est la seule adaptation en bande dessinée.

Ca aurait pu être difficile, mais nous avons eu un accueil enthousiaste des ayants-droits. On a rencontre Claudette Hélias à plusieurs reprises avec Marc. C’est la fille de Pierre Jakez-Hélias. On nous a fait confiance. On espère que le résultat ne les décevra pas.

J’ai lu qu’il y aurait une adaptation en breton ?

Il n’y a rien de sûr pour l’instant. Nous, on a très envie. Je pense que c’est partagé avec notre éditeur (Soleil) . Maintenant on discute et on croise les doigts.

Maintenant que la bande dessinée Le Cheval d’Orgueil va être une réalité. En fier représentant de la culture bretonne donc celtique, vas-tu porter le kilt ?

(Rires) Seulement si j’ai le droit de ne pas mettre de slip.

Merci à Bertrand Galic pour sa disponibilité et sa sympathie envers cette rencontre atypique.

RENCONTRE AVEC BABELIO

babelioPour la première fois, l’équipe de Babelio se rendait sur le festival Quai des Bulles. C’était l’occasion de les rencontrer. C’est Guillaume Teisseire, l’un des créateurs, qui a répondu à mes questions.

 

 

Babelio, un site littéraire

Babelio, un réseau tout support pour le livre

Babelio et la bande dessinée

Vous pouvez écouter/enregistrer la rencontre en entier

Retrouvez la plateforme Babelio sur leur site

Merci à Guillaume et à son équipe d’avoir répondu à mes questions.

RENCONTRE AVEC JOËL PARNOTTE

maitre-armesCette année, à la suite de la lecture du Maître d’Armes, je me suis engagé dans un duo vidéo avec l’équipe d’Un Amour de BD. Nous avons rencontre le dessinateur Joël Parnotte. Il s’est montré très sympathique face à l’interview et nous a confié les secrets de fabrications de l’album ainsi que… Mais je vous laisse visionner la rencontre…
J’en profite pour remercier Joël Parnotte, les éditions Dargaud. Un grand merci à Jacques Viel (créateur du site Un Amour de BD) pour son invitation à participer et son travail sur la préparation et le rendu final.

RENCONTRE AVEC JOUB

Joub2Joub est un auteur de bande dessinée, mais il est aussi organisateur du festival Quai des Bulles. Mini-portrait d’un organisateur multi-tâches

 

 

 

 

 

L’organisateur de Quai des Bulles

La « nouvelle » cérémonie des prix

Ecouter la rencontre en entier

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RENCONTRE AVEC MARION MONTAIGNE-OLIVIER JOUVRAY : MAÎTRES DE CEREMONIE

marion-olivierAprès Gwen de Bonneval et Fabien Vehlman, Marion Montaigne et Olivier Jouvray se sont retrouvés à présenter la remise des prix :

 

 

L’impression des nouveaux :

Ce qui va changer dans les prochaines sessions

Vous pouvez écouter/enregistrer cette rencontre entièrement

RENCONTRE AVEC STAN SILAS

SILAS_2 Rencontre avec un auteur talenteux et humoristique. Ses racines ? Il les trouve au cinéma, au Japon ou à la télévision. Il les mélange et nous les offre pour mieux nous faire rêver.

Bonjour Stan, il paraît que tu n’aimes pas trop,parler de toi sauf quand tu as bu. Cette interview est un portrait de toi. Est-ce qu’un verre d’eau conviendra ou, du fait de Biguden, tu préfères le mélange saké-chouchen ?

Stan Silas : Je déteste le chouchen. Je préfère le saké à la rigueur, mais comment le sais-tu ? (rires)

Je me renseigne

Stan Silas :J’ai encore du trop parler. (rires)

Il y a presque deux ans, tu écrivais : « Dans la bande dessinée, ce qui marche, ce qui fait rentrer du pognon, c’est le local, la bande dessinée régionale ». Tu ne fais pas ce métier pour l’amour de l’art ?

Stan Silas : J’ai dit çà ? En effet, je suis là pour le pognon (rires). Ca se voit. (il montre sa veste, son t-shirt, sa casquette).

La série Norman, qu’il soit question de Norman Bates ou Norman Osborn montre une classe particulière.. Pourquoi la représenter avec des enfants psychopathes, une maîtresse alcoolique ?

Stan Silas :Je ne suis pas super fan des enfants, mais ils ont pour eux de dire ce qu’ils pensent, sans retenue. S’ils ont envie d’être méchant, ils le sont vraiment. C’est pratique pour moi, les enfants.

Comment est née ta deuxième série Sylvaine ?

Stan Silas : Sylvaine est un personnage que j’affectionne particulièrement. C’est une occasion de rire sur les choses affreuses de la vie. Je me suis servi d’un enfant naïf pour montrer les horreurs de la vie. Ca me fait beaucoup rire, même si ça grince à quelques endroits. C’est le Rémi Sans Famille rigolo que je voulais mettre en place.

Revenons à Biguden. N’est-il pas trop difficile d’expliquer à un éditeur suisse, la breizh-attitude, mâtinée de Japon ?

Stan Silas : Je ne me suis pas cassé la tête. Je lui ai envoyé 6 planches avec une idée de scénario. La réponse positive a été immédiate. Mon éditeur devait être super ouvert ou… Il y avait un truc…

J’ai cru comprendre que tes dédicaces sont principalement des chats et des meurtres. Pour Biguden, tu feras des crêpes et des seppuku (le suicide rituel japonais) ?

Stan Silas : Pour les premières dédicaces, j’ai surtout fait des Biguden en bateau, mais on me demande aussi la grand-mère avec des korrigans. Ce sont essentiellement les dédicaces que je ferai 150 fois ce week-end.

J’espère que tu en feras plus de 150

Stan Silas : Pas moi (rires), mais si je pouvais en vendre plus, ce serait bien.

Au-delà de la parodie, Biguden est un réel hommage aux deux cultures. Si pour la Bretagne, tu es rennais, d’où viens ton savoir sur le Japon ?

Stan Silas : Je suis passionné par le Japon depuis tout-petit. Ca a commencé avec Dragon-Ball (que je regardais encore au lycée). J’étais dans l’animation japonaise et les mangas depuis très longtemps. Comme beaucoup de gens de mon âge, je m’y suis intéressé, j’ai appris des choses. Dans le livre, ce n’est pas très élaboré. Je me sers surtout des clichés qui nous font rire.

 Si tu délaisses les meurtres de Norman, Biguden est assez tapageuse. Comment expliques-tu cette violence dans tes livres ?

Stan Silas : Sur le caractère de Biguden, vous en saurez plus sur les tomes suivants. Personnellement, je préfère quand ça bouge. Dans ce livre, j’ai pu me faire plaisir, j’ai mis quelques scènes d’actions. Ca rend l’ensemble dynamique. Elle a du caractère et ça vole !

Par-rapport au caractère, on remarquera que Biguden peut avoir des yeux rouges par moment. Ca m’a fait penser aux berserkers.

Stan Silas : En effet, ce n’est pas pour rien qu’elle a cette particularité, mais je ne peux pas en dire plus. Il n’y aura que trois tomes, donc « l’énigme » sera vite résolue.

Si on pense que Sylvaine trouve Biguden très bien, que pense Norman de l’Ankou ?

Stan Silas : Je pense qu’il doit être un peu déçu. L’Ankou tue parce que c’est son travail et il n’est pas spécialement ravi de le faire. Pour Norman, le meurtre, c’est une passion.

D’ailleurs, ton personnage de l’Ankou est un peu empôté.

Stan Silas :En effet, mais, ça aussi, ça pourrait changer.

Peut-on espérer avant septembre 2015 un deuxième tome ?

Stan Silas : J’espère pouvoir terminer Biguden et ses trois tomes d’ici la fin de l’année prochaine. Ce qui me prend le plus de temps, c’est l’histoire et le story-board. Le dessin et la couleur, je peux travailler plus rapidement.

Un réalisateur a commencé dans le gore, comme toi, avant de faire un virage presque total dans le fantastique et la fantasy. Il est question de Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux, King Kong, Bad Taste, Brain Dead, etc.). Espères tu faire le même parcours ?

Stan Silas : (Il pouffe) Si je pouvais, ça serait génial. Beaucoup de réalisateurs et d’acteurs connus aujourd’hui ont commencé dans des petits films d’horreur. Je n’ai pas fait çà pour çà, mais ça serait cool.

Entre 2007 et 2011, tu es assez productif, avec 7 albums. Est-ce pour battre Ced ?

Stan Silas : Non, on n’est pas sur le même registre. Ced fait du scénario, c’est très facile. (Rires). Non, Ced est un pote, qui est aussi productif et qui fait du théâtre d’improvisation à côté. Moi, je ne fais que de la bande dessinée.

La réponse de Ced : Faire du scénario, c’est plus facile, mais faire du bon scénario, sans mettre tout le folklore breton pour rameuter le plus de lecteurs possible à Saint-Malo. Faire du vrai scénario, ça prend un peu plus de temps.

Enregistré durant Quai des Bulles 2014

Lire la chronique de Biguden t1