RENCONTRE AVEC RODOLPHE CASSO

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Le nouveau roman paru aux éditions Critic ne passe pas inaperçu. Une couverture qui intrigue, un auteur qui n’a pas la langue dans sa poche. Il n’en fallait pas plus pour que je le rencontre.

Si c’est ton premier roman, tu es un habitué de l’écriture : Gonzai, Marianne, Ecran Total, Mad Movies…. Serais-tu addict à l’écriture ?

Oui, addict. L’écriture me nourris dans tous les sens du terme puisque quinze ans après mes débuts de journaliste, j’arrive encore à payer mon loyer.

L’écrit meurt à petit feu, on pourrait dire que les journalistes sont de zombies en devenir.

La presse écrite est clairement subclaquante et je me sens sur le point d’être zombifié. C’est un vrai problème. C’est Internet qui a tout foutu en l’air, mais il a d’autres vertus. Mais oui, la presse écrite est en voie de zombification (rires)

Sur ces médias, tu parles souvent de musique, tu critiques ouvertement les artistes, mais toujours avec de l’humour. Cette façon de faire te vient il naturellement ?

J’espère et j’aime qu’on le ressente comme çà. Utiliser l’humour c’est déjà une façon de tenir le lecteur. C’est pareil dans la vie. Pour séduire une femme ou se faire un ami, on commence en rigolant. J’ai ce même rapport avec le lecteur. Quand tu fais rire les gens, tu les tiens un peu quelque part. Derrière, il faut que ça tienne la route, mais l’humour c’est un point d’accroche… C’est peut-être même, le seul point d’accroche à mes yeux qui vaille et qui crée des vrais liens.

Article, roman et musique sont sur la même trame : un scénario minimaliste, quelques envolées lyrique, de l’humour et une colère. A quand un Rodolphe Casso apaisé ?

Le fait d’avoir cassé Paris m’a fait du bien (rires)

Tu l’as annihilé...

Annihilé comme tu dis. En tout cas, je lui ai bien refait la gueule. Ca m’a apaisé. Paris, j’y suis né, c’est ma ville, mais j’entretiens un rapport amour/haine avec elle. C’est une ville extrêmement ingrate pour pleins de raisons, notamment des pressions immobilières qui sont insoutenables.
L’écriture me permet de relâcher cette colère, mais il faut le faire de manière mesuré, car une personne qui vocifère, c’est repoussant. Il faut réussir à distiller la colère, avec de bons mots et de manière très ciblée. Pour le reste, la musique, etc. j’ai essayé de mélanger tout ce que j’aimais en terme de discipline artistique. Je me suis lancé des défis. Le personnage de la goule en fait partie. L’autre défi, c’est de créer une bande originale pour mon livre, un peu à la manière d’un film. Je voulais que les gens aient de la musique dans la tête. C’est pour çà que j’ai fait le choix de chansons connues. Les morceaux anglo-saxons ne sont pas connus de tout le monde, mais les chansons françaises, 99% des français les connaissent. C’est un exercice difficile de mettre de la musique dans la tête du lecteur. J’espère avoir réussi.

J’ai l’impression que tu aimes bien tout ce qui est considéré comme cassé (la série z, les clochards)

En fait, j’aime bien la loose, en terme romanesque. j’aime le personnage du « beautiful looser ».C’est attachant un looser. C’est plein de promesses qui peuvent être tenues ou ratées. C’est plein de revanche à prendre sur la vie… C’est émouvant les gens sur lequel le sort s’acharne et qui vont arriver à sortir de leur condition… Ou pas.

Le 7 octobre, le livre PariZ paraît…Mais tu l’as en tête depuis longtemps. Tu as fait un article sur les films Z(et il y a aussi des zombies), en 2014 tu annonces la sortie d’un film meilleur que celui avec Brad Pitt, tu annonces aussi la mort de Davie Bowie qui ne fait que mourir depuis plusieurs années (article écrit avant sa mort) et Jour de Greve sur la Ligne 13  (chanson de son groupe de punk) annonce PariZ. Serais-tu omnubilé par ce thème zombiesque ?

Je suis surtout obnubilé par le thème de Paris. Je suis aussi musicien, j’ai écrit beaucoup de chansons sur Paris qui est un decorum. Le livre est le croisement de mes marottes zombies et post-apocalyptique. Paris est le fil rouge de tout ce que j’ai pu faire ou écrire jusqu’à présent. C’est une ville de légende et un thème inépuisable. Je ne suis pas le premier à écrire dessus, mais pour le coup je voulais apporter ma modeste contribution et lui « péter la gueule ».

Avec PariZ, j’ai l’impression que tu fais un constat de la vie d’aujourd’hui. Il n’y a pas de héros, on essaie de survivre, on rit jaune… C’est une apocalypse neologiste !

Oui, tu n’as pas tort. J’espère qu’on retrouve dans mes personnages  et dans leurs aventures une métaphore de la galère parisienne. La vie a Paris n’est pas simple. Certains disent que Paris, ça se mérite ou ça se paye. Moi je suis piégé car je suis né à Paris. Je suis attaché à cette ville, je n’ai jamais eu envie de vivre ailleurs. Le problème, c’est que c’est compliqué de rester à Paris. Ça coûte cher, c’est très ingrat et il y a une sorte de violence sociale. Effectivement, pour « survivre » à ces états de fait, on vit dans des petits appartements, on paie des loyers exorbitants, on vit chichement, mais on est tout le temps dehors. On boit des coups, on a une vie culturelle extraordinaire, donc c’est une façon de faire contre « mauvaise fortune bon cœur », car c’est une sorte de chance de vivre dans une ville aussi intéressante.

Le lieu des opérations, le métro, me fait penser à Neverwhere (livre de Neil Gaiman ndlr), mais aussi à Subway (film de Luc Besson ndlr).

Absolument, tu mets le doigt dessus. C’est surtout cette dernière référence qui m’a porté sur tous les passages dans le métro. Subway est un de mes films cultes. Je l’ai vu quand j’avais huit ou neuf ans. Pour moi, c’était magique d’imaginer qu’une communauté humaine puisse s’établir dans un endroit aussi pourri et aussi peu hospitalier que le métro. Ce film m’a ouvert des horizons… Ce fut ma première expérience de l’underground, au propre comme au figuré. (attention spoiler) Le personnage de Christophe Lambert, hyper-cool, qui cherche à monter un groupe de rock, alors qu’il est poursuivi par des mecs qui veulent le tuer…  Je trouvais ça génial. Je me disais : »Qu’est-ce que c’est cool de vivre dans le métro et de recruter pour un groupe de rock.  » Cette histoire est folle et géniale. Tous les jours, je pense à Subway quand je prends le métro et régulièrement, je regarde les rails et je vois Christophe Lambert sauter sur les rails… Ca me hante (rires).

Tes personnages sont atypiques et on frise les clichés

J’aime les archétypes. Que ce soit les auteurs ou la littérature de genre, on travaille quelque chose de très codifié et très archétypal. Je voulais des personnages qu’on situe tout de suite. « Mes » Clochards sont de trois générations différentes. il y a un très vieux, qui parle à la Audiard. On ne sait pas quel âge il a, mais il est un peu subclaquant. Il y a La Gachette qui a été enfant soldat au Mozambique. Il a connu une violence extrême. Il est aujourd’hui quadragénaire. Il incarne le personnage de l’immigration, à ma manière. Il y a La Gobe, qui a une vingtaine d’années. Il fait partie de la génération « punk à chiens ». Je voulais montrer aussi que chez les clochards, les sdf, les vagabonds, il existe des profils extrêmement différents.

A part les « héros », il y a un autre personnage. La ville de Paris. Beaucoup de chapitres commencent par une citation sur Paris, entre amour et haine de cette ville.

Je trouvais çà intéressant. La plupart des citations que j’emploie en début de chapitre peuvent former comme un petit roman à elles toutes seules. On peut les lire à la suite et ce serait un beau portrait  de Paris. Les auteurs ne sont pas n’importe lesquels : Balzac, Zola, Baudelaire, Apollinaire, voire Jacques Chirac, qui a été le maire de Paris pendant plusieurs années. C’est une façon de montrer à quel point Paris a inspiré les auteurs. C’est aussi une vision de Paris qui montre une ville telle qu’on la présente peu souvent. C’est une ville violente, à travers son histoire (la révolution française, la commune, ). C ‘est une ville qui a ce paradoxe. C’est une ville qui attire le monde entier, c’est la ville la plus visitée du monde et en même temps, il y a certaines personnes qui arrivent à Paris en pensant qu’ils vont retrouver l’ambiance d’Amélie Poulain( Le film Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain ndlr). Elles font des dépressions nerveuses parce que les parisiens sont agressifs, qu’ils volent leurs portefeuilles, etc. J’ai envie de dire aux gens, que Paris n’est pas un parc d’attraction.

C ‘est ton premier roman. Comment s’est déroulé le processus éditorial ?

Pour un premier roman, ce n’est pas toi qui choisis l’éditeur, c’est ton éditeur qui te choisit. Je connais très bien le milieu musical. Quand tu commences, si tu peux être signé, il vaut mieux que ce soit un label indépendant. Une major va te bouffer ou alors ne pas s’occuper de toi. Je connais aussi des auteurs qui ne sont pas contents d’avoir signé chez un gros éditeur parce qu’ils n’étaient pas une priorité et qu’ils se sentaient un peu négligé. Les éditions Critic, ça a été parfait pour moi; Que ce soit le thème, la structure éditoriale, voire la première rencontre avec Simon Pinel. La première prise de contact a été faite au téléphone. Ça a duré plus d’une heure. J’avais quelqu’un qui connaissait son taf, les codes du genre, qui avait compris mon bouquin.. J’ai envie de travailler avec des gens comme çà.

Pariz signifie Paris en Breton. Est-ce une coïncidence ?

C’est vrai ? Je crois qu’on le dit aussi comme çà en Croate, mais en Breton aussi. Tu fais ma journée là. Je signe chez un éditeur breton, ça s’appelle Pariz et ça signifie Paris en Breton ! Magnifique !

Avec ce titre, Vivras tu enfin comme dans une série américaine  (chanson de Rodolphe Casso ndlr)?

Justement non ! Avec ce livre je voulais écrire une histoire de zombie dans un contexte franco-français…. Et parisien. 90 % de l’univers zombie se déroule dans le monde anglo-saxon. Les histoires se passent à Londres, Los Angeles, new York. J’avais envie que mon histoire se déroule en France, dans ma ville. Pour répondre à ta question, je préfère une série française.

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RENCONTRE AVEC L’HEURE DU JEU

heure du jeuA Rennes, juste à côté de la gare SNCF et des Champs Libres, un café est né il y a presque 4 ans. Passerelle entre différents genres (livres, jeux et autres…) sans oublier les consommations.

Origine du café

A L’Heure du Jeu, on trouve…

Et si on consomme ?

Evolutions, rentrée, projets

Si vous désirez écouter la rencontre en entier

L’Heure du Jeu a son site Internet ainsi que sa page Facebook

RENCONTRE AVEC ERIC HERENGUEL

Eric-HerenguelConnu pour son amour des moteurs, pour son vaste registre de séries, Eric Herenguel se dévoile entre un repas et des dédicaces.

 

 

 
Pseudonyme, valeurs,  encrage (et Christian Rossi)

Auteur de bande dessinée, création et incidents techniques

Steampunk, féminisne réminiscence et chats

Vous pouvez écouter/enregistrer la rencontre en entier

Vous pouvez suivre Eric Herenguel sur sa page Facebook, sur son blog

RENCONTRE AVEC BERTRAND GALIC

Bertrand-GalicBertrand Galic. La prononciation du nom sonne celtique. Pour le jeune auteur, la première publication est un défi : L’adaptation du chef-d’oeuvre de Pierre-Jakez Hélias :  Le Cheval d’Orgueil. Mais qui est Bertrand Galic. Interview d’un nouvel auteur, entre bande dessinée, histoire(s) et Bretagne.

Tu m’as donné rendez-vous au Tara Inn. Pourquoi avoir choisi cet endroit ?

Parce que le port de commerce m’inspire. C’est un des endroits de Brest que je préfère. J’aime particulièrement les ports et les places. On y trouve des ambiances particulières. Le port de commerce j’y viens depuis que je suis tout-petit. J’y suis venu avec mes grands-parents, mes parents et il y a cette ambiance, cet air particulier que j’adore.

Tu enseignes au collège Kerhallet et tu as crée une section bande dessinée. Qu’est-ce donc ?

Ca a été crée il y a trois ans. En gros, des élèves de cinquième racontent des histoires sur trois, quatre planches de bande dessinée en suivant le processus des professionnels : trouver l’idée, écrire le scénario, crayonner, encrer, mise en couleur, etc. On fait venir des auteurs dans la classe pour pouvoir échanger, pour avoir des conseils aussi. C’est un projet d’ouverture. Je pense que la bande dessinée peut amener à plein de choses, comme la lecture et le monde des arts en général.

Quand tu parles de ce projet et de la bande dessinée dans l’enseignement, tu cites Astérix, Alix… Pourquoi ne pas choisir des exemples plus récents ?

(Rires). Je ne sais pas où j’ai pu citer Astérix et Alix, mais c’est vrai qu’il existe des exemples plus récents. On peut citer Fabien Nury ou François Bourgeon qui m’ont marqué une époque aussi.

Tu fais partie de l’association Brest en Bulles, organisateur du festival de Loperhet (2eme festival de Bretagne). Qu’est ce que ca t’a apporté vis à vis de tes projets d’auteurs ?

J’ai eu des ouvertures, des échanges, des rencontres comme avec Marc Lizano (dessinateur sur Le Cheval d’Orgueil). Ca m’a donné envie de m’y mettre.

Es-tu prêt à passer de l’autre côté du stand, pour signer les dédicaces?

Oui, ça va, même si je ne me suis pas entraîné.

Pour toi, qui est Kris ? Un ami, un mentor, un maître qu’on va dépasser ?

Kris, je le connais depuis une vingtaine d’années. On était en faculté d’histoire ensemble. (On y a fait les 400 coups dans la fac et autour). C’est un collègue de travail, mais c’est d’abord un ami.

Kris et toi, vous êtes de Brest, vous avez fait la faculté d’histoire, vous avez deux enfants… Qui a copié l’autre ?

(d’un air faussement sérieux) On dira que c’est moi. Je suis le plus jeune.
(ndlr : Kris a répondu : C’est lui, je suis le plus vieux)

Tu enseignes l’histoire et tu la racontes. Comment la rendre crédible quand on sait qu’elle est écrite par les vainqueurs ?

Raconter les vaincus, c’est pas mal aussi.

Cette Histoire, n’est qu’une projection déformée de la réalité en bande dessinée. Comment ne pas la trahir ?

C’est quelque chose qui est difficile, qui pose beaucoup de questions. On a eu l’exemple avec Un Maillot pour L’Algérie (parution en avril 2016 aux éditions Dupuis). Je pense que l’essentiel est de ne pas trahir, de conserver l’esprit. On va commettre des petites erreurs, même avec beaucoup de documentation, mais l’important c’est de ne pas trahir l’esprit.

Des futures parutions, une partie est en co-scénario avec Kris, l’autre est de ta plume. Quel est le plus facile ?

Les deux sont faciles et difficiles en même temps. Ce n’est pas le même travail. On se posait la question avec Kris, il y a quelques jours. On se disait qu’on ne gagnait pas forcement du temps à travailler à deux, mais au final, les dialogues, le récit semblent plus justes. Les lecteurs nous le diront.

Si les différents thèmes qui ressortent de ces futures parutions sont le voyage, les histoires, la Bretagne (voire Brest), on ressent un côté social, militant. Est-ce un hasard ?

Non, ce n’est pas un hasard. Je pense qu’on pourra dire plus tard que j’ai été quelqu’un d’engagé dans mes écrits. J’ai toujours été au sein d’associations depuis que je suis assez jeune.

Comment vois tu l’avenir ? Auteur à temps complet ou enseignant et auteur ?

Je suis dans une phase de transition. Depuis deux, trois ans, j’ai réduit mon temps d’enseignement. Je ne sais pas trop encore. Ca dépendra de l’accueil des livres et j’aime bien être professeur. C’est une question difficile. Je ne peux pâs te répondre pour l’instant.

Le premier album qui sort c’est Le Cheval d’Orgueil. Au vu des différentes interviews, le projet semblait couler de source. Alors que c’est la seule adaptation en bande dessinée.

Ca aurait pu être difficile, mais nous avons eu un accueil enthousiaste des ayants-droits. On a rencontre Claudette Hélias à plusieurs reprises avec Marc. C’est la fille de Pierre Jakez-Hélias. On nous a fait confiance. On espère que le résultat ne les décevra pas.

J’ai lu qu’il y aurait une adaptation en breton ?

Il n’y a rien de sûr pour l’instant. Nous, on a très envie. Je pense que c’est partagé avec notre éditeur (Soleil) . Maintenant on discute et on croise les doigts.

Maintenant que la bande dessinée Le Cheval d’Orgueil va être une réalité. En fier représentant de la culture bretonne donc celtique, vas-tu porter le kilt ?

(Rires) Seulement si j’ai le droit de ne pas mettre de slip.

Merci à Bertrand Galic pour sa disponibilité et sa sympathie envers cette rencontre atypique.

RENCONTRE AVEC BABELIO

babelioPour la première fois, l’équipe de Babelio se rendait sur le festival Quai des Bulles. C’était l’occasion de les rencontrer. C’est Guillaume Teisseire, l’un des créateurs, qui a répondu à mes questions.

 

 

Babelio, un site littéraire

Babelio, un réseau tout support pour le livre

Babelio et la bande dessinée

Vous pouvez écouter/enregistrer la rencontre en entier

Retrouvez la plateforme Babelio sur leur site

Merci à Guillaume et à son équipe d’avoir répondu à mes questions.

RENCONTRE AVEC JOËL PARNOTTE

maitre-armesCette année, à la suite de la lecture du Maître d’Armes, je me suis engagé dans un duo vidéo avec l’équipe d’Un Amour de BD. Nous avons rencontre le dessinateur Joël Parnotte. Il s’est montré très sympathique face à l’interview et nous a confié les secrets de fabrications de l’album ainsi que… Mais je vous laisse visionner la rencontre…
J’en profite pour remercier Joël Parnotte, les éditions Dargaud. Un grand merci à Jacques Viel (créateur du site Un Amour de BD) pour son invitation à participer et son travail sur la préparation et le rendu final.

RENCONTRE AVEC JOUB

Joub2Joub est un auteur de bande dessinée, mais il est aussi organisateur du festival Quai des Bulles. Mini-portrait d’un organisateur multi-tâches

 

 

 

 

 

L’organisateur de Quai des Bulles

La « nouvelle » cérémonie des prix

Ecouter la rencontre en entier

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