APERITIF-DEDICACE : PAUL SALOMONE

paul salomoneVendredi soir, alors que la plupart des commerces baissaient leurs rideaux, la librairie Critic restait ouverte tardivement pour un événement particulier. Paul Salomone étant invité à une séance de dédicaces Samedi matin, en amont de l’événement, L’auteur a accepté de faire quelques dessins pour un nombre restreint de clients.

C’est donc autour d’un verre que nous avons pu nous régaler de l’art de Paul Salomone. En quelques années, le dessinateur de L’Homme qui n’Aimait pas les Armes à Feu a su se faire une place dans le cœur des lecteurs. Son art graphique, les détails mis dans les scènes, les postures des personnages, les mimiques, les couleurs, tout contribue à apprécier ce que fait l’auteur. Pour cette séance presque privée, Paul Salomone a pris son temps et a sorti la palette d’aquarelle. Une occasion supplémentaire d’apprécier ce moment. Au-delà de la dédicace, ce fut le temps de rencontre avec l’auteur que les clients ont privilégiés. Alors que sa série avec Wilfrid Lupano se termine, on apprend qu’il a déjà autre chose en vue (on ne dira rien). S’il est artiste, il n’oublie le challenge du sportif qu’il est, quitte à se mettre en danger. On a pu apprécier les créations en noir et blanc, « c’est de la dentelle » dixit l’artiste (on ne dira pas le contraire), les commandes privées inspirées western ou Napoléon III. On n’a rien dit des dimensions ! Si on appréciera les dédicaces, le sens du détail sur nos planches de 21×29,7, l’auteur dessine sur des grands formats… On va jusqu’à un mètre de diamètre, c’est dire !

Merci à la librairie Critic qui a su faire d’une séance de dédicace, un moment privilégié, une découverte de l’auteur, mais aussi de l’homme qui est derrière. Nous avons apprécié aussi la présence d’Eric Marcelin qui a su se rendre disponible pour tout le monde. Un moment de calme pendant l’excitation des fêtes de fin d’année, ça fait du bien !

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MIR : ERIK L’HOMME

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Erik L’Homme et Xavier Dollo (librairie Critic)

Pour le MIR de novembre, la librairie Critic recevait Erik L’Homme. La soirée était consacrée à son parcours et ses œuvres.

Il s’est souvent demandé quelle était la raison de son passage sur terre. La réponse la plus évidente : Ecrivain, mais il n’avait pas une date. Il a toujours eu le plaisir d’écrire, de raconter des histoires.

Erik L’Homme n’était pas un grand supporter de l’école, mais il a appris une chose durant cette période. L’importance de l’amitié. S’il a mené de longues études (maîtrise d’histoire et doctorat en sciences sociales), celles-ci se sont faites sur plusieurs périodes. Il a souvent voyagé, entre autres dans une « chasse » à l’homme sauvage dans les montagnes du Pakistan. Ce récit, il ne pourra le mettre en écrit que 20 ans après, quand il aura pu décrire de manière lisible les aventures que lui et ses amis ont vécu (Des Pas dans la Neige).

En rentrant en France, il lit un livre (L’Homme du 5ème jour) qui reprend la trame de son voyage. Si l’auteur n’a apparemment pas voyagé au Pakistan, il est emporté par les mots de celui-ci. C’est Jean-Philippe Arrou-Vignod. les deux hommes se rencontrent et sympathisent. Jean-Philippe propose à Erik de lire son prochain manuscrit. Ce dernier sait qu’il n’a pas droit à l’erreur. Est-ce le destin ? A ce moment, c’est le début de la folie Harry Potter ! Erik écrit un univers qui serait une réaction à la série britannique :  » faire la même chose mais différemment » . La réponse est : Qadehar Le Sorcier, premier tome de la trilogie, Le Livre des Etoiles. Non seulement le livre est accepté mais, il sort tout de suite en grand format, ce qui ne se fait pas jusqu’alors. La série remporte un grand succès. Erik est lancé. A partir du moment où Gallimard accepte son manuscrit, il arrête ses études de doctorat. Il ne veut pas arrêter son rêve d’enfant !

Si la suite est connue, elle n’est pas de tout repos. Il s’aperçoit que son éditeur n’est pas un lecteur des genres (fantastique, fantasy, science-fiction). Il ne veut pas faire du commercial, il désire changer de genre (ce qu’il a toujours fait) : Sa deuxième trilogie, Le Maître des Brisants sera un space opera, mais le succès est moindre. Il sent que son éditeur le lache. En réponse, Erik écrit la série Phaenomen, un thriller fantastique, pour les adolescents. Le succès est au rendez-vous.

Pendant les différents salons, il se lie d’amitié avec Pierre Bottero. Les deux hommes imaginent un jour avoir un roman en commun. Ce n’est qu’à la fin de la trilogiue Phaenomen, qu’Erik propose un embryon d’histoire à Pierre. Les bases de la série A comme Association vont se construire pendant une longue nuit. Seule question : Chez qui l’éditer ? Après maintes réflexions, les deux hommes proposent à leurs éditrices respectives de collaborer. Les deux femmes se connaissent et s’apprécient, elles acceptent. Le principe : Dans un même univers, les aventures de deux personnages (un jeune homme, une jeune femme) qui affrontent seuls ou ensemble des péripéties paranormales. Chaque livre a son heros-ïne et son auteur. Les aventures d’Ombe (Pierre Bottero) et Jasper (Erik L’Homme) vont être stoppées net par la disparition de Pierre Bottero. Le dilemme est le suivant : Que faire ? Erik prendra le temps de réfléchir et continuera seul A comme Association. Lourde responsabilité d’écrire sans Pierre. Au terme des 8 tomes, il pourra, enfin, faire le deuil de son ami.

Terre Dragon est la fin d’un cycle. L’auteur veut clore 15 ans d’écriture jeunesse. On en a la preuve avec Nouvelle-Sparte. Le lectorat est plus adulte, les thèmes sont forts. Il montre un retour aux idéaux grecs, comme pour se prémunir des excès. C’est un roman unique, avec des personnages plus âgés, des changements de syntaxe, de temps, des néologismes…

2018 sera la naissance d’un nouveau roman : Déchirer Les Ombres. Un pari que l’auteur aborde confiant. Un roman tout en dialogues, un road-trip, édité chez Calmann Levy.

Au terme de cette soirée, on se dit qu’Erik L’Homme n’a pas fini de nous étonner. Son talent n’affecte en rien sa gentillesse. il a su rester proche des ses lecteurs et il répond tranquillement à nos questions.

JACQUES FERRANDEZ A RENNES

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La semaine dernière, la librairie Le Failler invitait l’auteur Jacques Ferrandez à parler de son dernier ouvrage : Le Premier Homme. Arnaud Wassmer animait la rencontre qui se déroulait à l’espace Ouest-France. L’auteur a répondu aux questions pointus d’Arnaud Wassmer. Cette présentation fut agréable et permit d’en savoir plus sur les liens Ferrandez-Camus. Voici quelques morceaux choisis :

Si on connaît Jacques Ferrandez pour la série : « Carnets d’Orients« , il a souvent essayé d’adapté Albert Camus. Malheureusement, les ayants-droits et l’éditeur historique se montraient réticents. En 2oo8, la rencontre avec la fille d’Albert Camus permet d’adapter celui-ci en bande dessinée. La première adaptation fut L’Hôte, une nouvelle peu connue, mais que Camus adorait. Après le succès de cette adaptation, Jacques Ferrandez s’est attaqué à L’Etranger, puis au Premier Homme. Pour ce dernier, Après plusieurs refus de Nathalie Camus, cette dernière céda.

Le Premier Homme est le premier jet d’un roman posthume (l’auteur est décédé en 1960 et le livre fut publié en 1994, aux éditions Gallimard). La principale difficulté fut l’adaptation. Comme le dit Jacques Ferrandez : »Adapter, c’est supprimer certains passages du livre, c’est faire attention aux noms, puisque le langage à évolué « . Quant à son personnage principal, il ressemble à Gérard Philippe, car dans les années 50, Gérard Philippe incarnait l’Homme.
Pour mieux nous faire entrer dans le livre, l’auteur a déconstruit l’histoire. Il y a un jeu temporel/littéraire entre les périodes d’enfance et d’adulte.

Le principal lieu de l’intrigue se passe à Alger. Si l’histoire oscille entre les années 20 et 50, on peut encore aujourd’hui faire le parcours des personnages. Alger n’a pas beauocup changé.

Pour l’anecdote, un spectateur a souligné le parallèle entre l’accident de voiture survenu dans Le Cimetière des Princesses (Tome 5 de Carnets d’Orients) et l’accident d’Albert Camus mort suite à un accident de voiture. Jacques Ferrandez a apprécié cette anecdote, car il n’avait jamais fait le rapprochement…

ECHANGES AVEC DAVID KHARA

Depuis le mois de décembre, il y a un évènement particulier aux Champs-Libres. Une fois par mois, un groupe vient au quatrième étage, s’installe et attend l’arrivée du « maître ». Il est question de David Khara. Un thème différent y est développé à chaque fois : le handicap, les genres en littérature, etc. Si l’écrivain annonce le thème mensuel et commence à parler, les personnes présentes sont invitées à réagir. Ce rendez-vous n’est pas là pour parler que de littérature. On y cite tous les médias.

Pour ce dernier rendez-vous de la saison, le thème était : La place des femmes dans la littérature. Un vaste sujet qu’il était difficile de combler en 60 minutes. David Khara a lancé quelques pistes :

-Pour un écrivain masculin, il est très difficile d’écrire un personnage féminin. Trouver les intentions d’un personnage est complexe, il peut être mal compris, etc. Un auteur masculin aura plus de mal avec certains genres. Une autrice, au contraire, pourra s’immiscer dans la plupart des genres sans complexe.

-Les premières traces d’une autrice ne remontent qu’au 16eme siècle. Avant, on infantilisera la femme et ses capacités intellectuelles. Si on reconnaît post-mortem la plume de certaines autrices, il n’en était rien de leur vivant. Jane Austen avait en couverture de son livre : Ecrite par une dame. Le même problème est apparu pour les sœurs Bronte. Il ne faut pas oublier qu’à ces époques, les femmes qui écrivent bénéficient d’un certain statut. Le lectorat est réduit. Il faudra attendre le XIXeme siècle pour que le lectorat s’agrandisse avec Agatha Christie. L’ouverture se fera petit à petit, mais ce n’est que dans les années 80 qu’une femme est admise à l’académie française. Le fait d’être une femme influence le lectorat. Le roman policier sous pseudonyme de J.K Rowling a été acclamé par la critique, mais ce n’est que lorsque la supercherie fut découverte que les ventes ont décollé. Quant à E.L James, si c’était un homme, la série des Cinquantes Nuances n’auraient pas eu de succès.

-Dans les long-métrages des productions Disney, la femme n’est pas mise en valeur. Peu de personnages féminins apportent quelque chose. La plupart du temps, les dialogues sont : 10 % valorisent les compétences et le reste… La beauté.

Cette intéressante discussion s’est clôturée par une réflexion sur la prochaine saison. Si tout le monde veut que ça continue… Il faut savoir sous quelle forme. Pour l’instant, on reste dans le format d’une heure de débat le midi. Nous avons déjà trouvé le thème : Qu’est-ce que la science-fiction ? Et si certains d’entre vous veulent apporter une bibliographie, vous êtes les bienvenus. Surveiller la page de David Khara !

REMISE DES PRIX : « A VOS PLUMES »

C’est hier que c’est déroulé la remise des prix de la seconde édition du concours de nouvelles de Saint-Calais « A vos plumes ». Lancé  en 2015, ce concours fut mis sur pied par l’Association Pour l’Animation Culturelle (présidée par Georges Beilvaire) et organisé par le service culturel de la ville de Saint-Calais. Les deux entités n’ont pas chômé pour que les deux éditions se déroulent dans les meilleures conditions. La preuve en est avec la participation 2016-2017. Ce sont près de 180 participants venant de la France entière qui ont tâté du clavier, dont 57 adolescents.
Le concours, gratuit et anonyme, n’a que peu de règles. Ça doit être une nouvelle fictive, dactylographiée, faisant moins de cinq pages. Le récit ne doit jamais avoir été publié. L’autrice/auteur doit commencer par une accroche définie par les organisateurs. Cette année, c’était celle-ci : « Encore un pas, puis un autre, j’ouvre les yeux et là je découvre… ». Pour la remise des prix, la ville de Saint-Calais a édité un recueil incluant les récits des lauréats.
Les habituels lecteurs de ce blog peuvent se demander pourquoi parler de ce concours. Si tous les textes des lauréats retiennent l’attention, il s’avère que trois des histoires sont du genre imaginaire.

« L’infernal végétal » d’Alain Bérard raconte la découverte d’une plante par un écrivain en mal d’inspiration. Une histoire sombre et effrayante où le mythe végétal est parfaitement traduit.

« Angustia » de Bruno Lafont est un récit où l’auteur met sa connaissance de la grammaire au profit de l’histoire. je ne pourrai vous en dire plus sans déflorer tout le sel de l’intrigue. Un thème étrange, baignant sans le fantastique, avec une belle maîtrise de l’histoire.

« Chambre soixante-sept » se passe dans un hôpital. On y suit les journées d’un personnel médical. Il s’attache au patient de la chambre soixante-sept… Là aussi, il est impossible de continuer sans dévoiler l’intrigue. Le registre oscille entre le fantastique (qu’est-ce que le réel) et la romance. Son autrice, Océane Astic, est une adolescente et sa plume est pleine de promesse.

Félicitations à tous pour cette belle édition. On ne doute pas qu’un troisième édition se mette en place.

MIR : VILLES DE L’IMAGINAIRE

mir-fevrier.jpgTous les mois, la librairie Critic propose les MIR (les Mercredis de l’Imaginaire). Pour février, elle s’associe au festival Travelling, dont elle décline en romans et en comics (avec la participation d’Armel), le sujet principal : La ville. Cette soirée placée sur le thème urbain fut riche et varié. Xavier et Simon, le duo dynamique des MIR, a su nous faire profiter de leurs compétences, mais il a permis aux lecteurs d’exprimer leurs points de vues. Quels romans avons-nous aimé, quelles villes ont été mises en valeurs ? C’est ainsi que Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, Les Salauds Gentilhommes de Scott Lynch, Rêve de Gloire de Roland C Wagner, La Tetralogie Rama d’Arthur C. Clarke, Les Cavernes d’Acier d’Isaac Asimov, Silo d’Hugh Howey ou Neverwhere de Neil Gaiman ont été chroniqués brillamment par les personnes présentes.

Cette soirée a été découpée en deux parties. La première montraient des villes qui existaient, mais qui sont imaginées par les auteurs, alors que la deuxième mettait en valeur les villes imaginaires. Certaines villes fictives se sont développées, au point d’avoir des rues, des lieux, des monuments dédiés dans notre réalité. La carte d’Ankh-Morpork en est un bon exemple.

Du côté des villes réelles, on évoque souvent les mêmes : Paris, Londres, New-York, mais c’est la façon de faire qui diffère.
Paris peut être vu comme une ville-lumière et bucolique (Ravages-René Barjavel), une cité de la belle-époque avec les créatures merveilleuses (Paris des Merveilles-Pierre Pevel), voire les villes périphériques et la cité-dortoir (Les Etoiles s’en Balancent-Laurent Whale).
Il existe la ville de Londres contée par Neil Gaiman (Neverwhere) et cette même ville rapportée par J.G Ballard (La Trilogie de Béton), voire George Orwell et son Londres Totalitaire dans 1984.
La ville de New-York est souvent décrite dans les comics : Elle peut être celle de Spider-Man, des Watchmen (Alan Moore-Dave Gibbons), de Frank Miller, mais elle ne sera jamais racontée de la même façon.

A côté de ces trois villes, d’autres auteurs ont choisi de parler de cités différentes. On évoquera Moscou dans Metro 2033 de Dmitri Glukhovski, Istanbul dans La Maison des Derviches, Calcutta dans Le Fleuve des Dieux de Ian McDonald, Le Cap dans Moxyland de Lauren Beukes, Zanzibar, dans le roman éponyme de John Brunner, Rennes dans Fox Boy de Laurent Lefeuvre ou Alger dans Rêve de Gloire de Roland C Wagner.

La partie réservée à la ville imaginaire était toute aussi variée. Certaines œuvres se cantonnent à une rue (The Goon d’Eric Powell ou un quartier (Daredevil, Fables) tandis que d’autres réinventent des cités. Deux œuvres de China Mieville montrent cette architecture. City and The City décrit deux villes qui sont bâties l’une sur l’autre, alors que Perdido Street Station est une ville tentaculaire dans un univers de fantasy.
Pour Frank Miller, la ville de Gotham sert d’accessoire pour ses personnages. Ils parcourent les toits, sautent d’immeubles en immeubles. A contrario, la ville de Ronin (même auteur), décrit une architecture croisée entre la logique et la mécanique.
Les divers auteurs qui oeuvrent sur Batman montrent la logique des quartiers, pourquoi les habitants restent à Gotham, mais aussi que cette ville existe avant et après Batman. Elle est importante.
Du côté des romans, on évoquera la cité d’Ankh-Morpork. Terry Pratchett la décrit par son odeur, la couleur de son fleuve et le fait qu’elle soit corrompue. Dans Les Salauds Gentilhommes, Scott Lynch montre l’importance des rivières, des bateaux, du réseau fluvial qui traverse la ville. Ca évoque Venise.

Cette soirée fut dense. Lecteurs et libraires prenaient la parole pour discuter de la ville qu’ils avaient aimé dans telle œuvre ou telle autre. On ne voit pas le temps passer, on aimerait que ça continue, bercé par les paroles et nourri par les petites plats de l’heure du jeu, hôte du lieu.

TRAVELLING 2017

aff_trav2017_webAvec la 28eme édition du festival Travelling. L’association rennaise Clair Obscur mettra en avant la ville de Tanger, du 7 au 14 février. Autour du thème urbain, des rencontres, des films, une déambulation  attireront l’œil du lecteur averti.

Pour cette édition 2017, un nouveau rendez-vous fait son apparition : Comixity. Si la définition originale veut montrer la représentation des villes des comics à l’écran, l’association et ses partenaires voient beaucoup plus large.
Côté projection, on aura droit au Superman de Richard Donner, celui qui nous a fait croire qu’un homme pouvait voler. Son pendant animation ne sera pas loin puisque 9 épisodes du Superman des frères Fleischer seront projetés. De quoi en prendre plein la vue pour cette superproduction de 1941.
Le personnage de Batman sera aussi projeté. La programmation a sélectionné le second opus de la trilogie de Christopher Nolan, The Dark Knight : Le Chevalier Noir. Nous auront aussi droit au second opus de Tim Burton, Batman : Le Défi. A l’opposé, la version cinéma de la série télé des années 60 sera aussi proposée. Ou comment passer du noir aux couleurs et à l’ambiance psychédélique. Quant à ceux qui préfèrent la version animation, ils auront droit à Batman Year One. Un long métrage d’animation adapté du titre éponyme.

Côté franco-belge, Phantom Boy sera diffusé, histoire de montrer que les américains n’ont pas le monopole en matière de super-héros.

Une rencontre, qu’on peut qualifier d’exceptionnelle, sera donnée. Xavier Fournier (rédacteur en chef de Comic-Box), Alain Carrazé (journaliste spécialiste des séries télé) et Sonia Dollinger (directrice des archives de la ville de Baunes et passionnée de culture) parleront des villes de DC Comics et leurs places dans la mythologie super-héroïque.

Une déambulation, une rencontre, des extraits de films et sûrement bien plus, c’est ce que nous propose l’auteur rennais Laurent Lefeuvre. A la tombée de la nuit, suivez l’auteur dans le quartier du Colombier. Redécouvrez vos personnages favoris à travers la culture populaire de ce guide inhabituel.

Avec cette programmation, le spectateur/lecteur sera déja repus, mais elle va plus loin. A L’Heure du Jeu, deux soirées sont consacrées aux villes à travers la littérature :

– Les libraires de Critic parleront  Villes du futur, villes imaginées et villes des ailleurs. Une promenade littéraire qui nous projettera sur tous les continents et ailleurs.

– Quant à Yaneck Chareyre et Nicolas Masztaler, ils parleront de l’Afrique du Nord en bande dessinée.

D’autres projections sont proposées tout au long de la semaine Travelling.

Adaptations littéraires : Edge of Tomorrow, La Vengeance dans la peau, Les Aventures de Tintin : Le secret de la licorne

Visions de Tanger, du désert : Le Lion et Le Vent, Un thé au Sahara, Le Voleur de Tanger, Le Voleur de Bagdad, Zarafa

Visions de villes : Le Festin Nu, Strange Days, Summer Wars.

Autant de projections, de rencontres… Qui font parties des séances spéciales, des rétrospectives… Soyez curieux, allez jeter un oeil au programme, vous serez surpris. Ferez-vous mieux que moi en 1999 (20 films pendant le festival) ?

Site du festival et sa programamtion