5 ANS

 

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Le 2 octobre 2007, je passai les grilles de la Sonothèque de Brest pour la dernière fois. « On ferme ! ». C’est par ses mots que notre sort a été décidé ce jour-là.
5 ans que j’essayais de monter un bon espace librairie, prenant la suite de Kris et d’Anne. Le manga s’est développé, le comic-book aussi (j’ai toujours été mauvais au rayon indépendant). J’ai crée le rayon imaginaire(SF-F-F), j’ai tenté le policier pendant quelques années, j’ai organisé des animations mais ça n’a pas suffit. Une mauvaise communication voire un déménagement de rayons pendant une dédicace ne pouvait pas aider. Entre une base de donnée faite pour les disquaires, des supérieurs qui ne connaissaient pas le milieu littéraire et une interrogation constante sur le stock, ça n’a jamais été simple. Je parle en mon nom mais mes collègues de la surface de vente, de la réserve ou des bureaux furent dans la même situation.
Nous avons passé quand même des bons moments entre la montée de la scène pour les show-case, les gilets jaunes, la musique dans le magasin. Malheureusement la fin fut des plus moroses. La grille était à peine fermée que la presse locale s’emparait de l’affaire, on s’inquiétait sur notre avenir (mais que vas tu devenir ?). Sommé par le liquidateur de revenir pour voir ce qui pouvait être retourné, ça devait durer deux jours, ça a duré une semaine (une mauvaise configuration d’imprimante). Nous nous sommes soutenus, nous sommes partis (même si l’un fut définitif). Certains ont été pris autre part, d’autres se sont reconvertis. Quant à moi, je me disais : « Soit je reste et je fais autre chose, soit je pars et je reste libraire ». C’était il y a 5 ans, je suis toujours à Brest.
(dédié à mes ex-collègues, ainsi qu’à ceux qui m’ont soutenu)

lire l’article : 10 ans

(crédit photo : Le Télégramme)

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10 ANS

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Le 10 septembre 2002, je passai les portes de La Sonothèque de Brest. J’avais été embauché comme libraire. Si j’ai pu entrer en tant que salarié, c’est grâce à deux personnes : Gaëlle et Kris.
En aout de cette même année, Gaëlle voit une annonce dans le journal. On cherche un vendeur BD pour une librairie brestoise. A ce moment, j’étais vendeur chez Mercier Musique. Si je m’entendais bien avec le personnel, je ne m’y sentais pas à ma place. Cette annonce était une opportunité. Mais quelle était cette librairie ? Ce n’était pas Excalibulle, la Fnac (en pré-ouverture) avait déjà recruté son personnel et Dialogues n’engageait pas. Après un CV et une lettre de motivation envoyés, j’ai attendu une semaine. Jérôme R, sous-directeur de La Sonothèque de Brest me donnait rendez-vous.
Je me rappelle avoir parlé musique et film, pas tellement de bandes dessinées. L’entretien se passe bien, même si je n’en sais pas plus. J’obtiens un second rendez-vous avec le directeur de la structure : Francis R. On parlera chiffres, stock et Pétillon. Il me contactera quelques jours plus tard pour me dire que je suis engagé.
La partie la plus dure restait à faire. Révéler à mon employeur que je démissionnais. Je suis monté dans son bureau, je lui ai expliqué. Sur le moment, il n’a pas dit grand-chose, mais ça ne lui plaisait pas qu’un employé parte au moment de la rentrée scolaire. Je suis me suis mis à mon travail, avant de voir mon futur ex-directeur débouler dans le magasin, rouge, pour me faire passer quelques secondes désagréables (pourquoi je partais ? Ce n’étais pas le moment, etc…). A ses questions, j’ai bafouillé : « C’est une opportunité que je ne pouvais pas rater ».
Trois semaines plus tard, il me faisait monter dans son bureau. Il reconnaissait que je n’étais pas à l’aise dans ce travail, même si j’avais bien travaillé. Je partais de la musique pour rentrer dans la bande dessinée.
Ce n’est que plus tard que Kris m’a dit comment j’avais été choisi. Lui-même libraire de La Sonothèque Morlaix sous la même direction que celle de Brest, il avait été convoqué pour voir les CV des candidats, étalés sur la table. Il connaissait mon parcours (lecteur assidu, organisation de Tonnerre de Bulles, vendeur à la librairie Critic), il a reconnu ma photo. Il a pointé du doigt mon CV.
« Lui, c’est un bon ». Les choix tiennent à peu de choses.

Dix ans après, Gaëlle et Kris, je vous remercie encore. Cette opportunité, ce coup de pouce a permis de baliser mon chemin vers ce que je suis maintenant.

Crédit photo : Cityvox

REGARD EN ARRIERE

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Alors que les éditions commencent à reprendre leur rythme de parution, il serait temps pour moi de faire un point. N’en déplaise à certains, il ne sera pas final, la lutte continue ! Au cours des derniers mois, j’ai démultiplié mon activité. Invité par Brieg Haslé, membre de l’ACBD, je suis le référent comic-book du site Auracan. Les chroniques écrites ici sont sublimées par la verve et les doigts de fées du rédacteur en chef Manuel Picaud. Merci à eux pour la confiance.
Rédacteur chez Auracan, mais « newser » pour Bande Dessinée Info, le site tenu par Thomas Clément. A moi de trouver l’info croustillante qui fera vibrer le lecteur. Là-aussi, d’un côté comme de l’autre les retours sont positifs, Merci Thomas. Pour ce qui est des littératures de l’imaginaire, l’association tourangelle Freak out family me permet d’éditer mes chroniques sur leur revue Klaatu, tirée à 200 exemplaires. Je suis fier et ému. Merci à Julien de cette proposition. Dernièrement, c’est l’application brestoise « Le portail des savoirs » qui va distribuer la bonne parole. Toutes mes rencontres vont être mises en ligne et écoutable sur le site. Ce portail collaboratif est destiné au grand public.  » Il traite de tout ce qui touche au « savoir », au sens large, produit en Bretagne occidentale, sous la forme de captations de conférences et d’entretiens, de diaporamas, d’articles et d’écrits … »
Encore merci à tous vos invitations. Merci aussi aux éditeurs, aux partenaires, aux établissements qui renouvellent la confiance qu’ils ont en moi. 2012 va être un bon cru !