PINOCCHIO

pinocchio-chauvel-mcburnie-delcourtMaître Cerise voulut couper une bûche pour en faire un pied de table, mais celui-ci se rebiffa. Gepetto hérita de la bûche. Elle devînt un pantin de bois, prénommé Pinocchio. Mais ce pantin n’avait pas de conscience et c’est à travers ses expériences qu’il deviendra un bon petit garçon.

J’avais chroniqué la semaine dernière Les Aventures de Pinocchio. Il fallait que je me rappelle de l’oeuvre originale pour aborder l’adaptation du duo Chauvel/McBurnie. Ce n’est pas la première adaptation de David Chauvel, ni son premier scénario. On lui doit Alice au Pays des Merveilles, L’Île au Trésor ou Le Magicien d’Oz. Quant à l’australien Tim McBurnie, c’est son troisième livre et c’est encore un duo avec notre rennais, après Ara.
Adapter en 80 pages l’oeuvre de Carlo Collodi est une gageure. Pour la petite histoire, le scénario était destiné à Alfred, mais les aléas de la vie ont fait qu’il a atterri dans les crayons de Tim McBurnie. David Chauvel a retravaillé son récit pour qu’il corresponde à l’australien plutôt qu’à l’italien.
Le travail d’adaptation a été minutieux. On aura plaisir à retrouver chaque personnage et à mettre de côté celle de Walt Disney. Les aventures du pantin sont retranscrites fidèlement, mais si le résultat global est bon, je trouve qu’il manque toutes les « respirations » du roman. Les pensées de Pinocchio sont quasiment absentes. Tous les évènements s’enchaînent, sans pause, sans explication. Je chipote, mais les pauses, les explications font partie du roman. Le rythme  de l’histoire en est affecté, mais pas la compréhension. En celà, elle se rapproche de la parution en épisodes.
A lire cette bande dessinée, pourrait-on croire qu’il s’agit du troisième livre de Tim McBurnie ? Le récit est magnifiquement illustré par l’australien. Le design des personnages est très réussi, mais il faut dire que Collodi ne donne pas beaucoup d’indication dans son roman. N’étant pas influencé par Disney ou par ses lectures, Tim McBurnie en donne une version fraîche. Quant aux couleurs, c’est un fond qui va accompagner la lecture et être adapté par rapport au ton de l’histoire. Un parti-pris gagnant qui donne une ambiance théâtrale (à chaque tableau sa couleur).
L’objet est un beau-livre. Le format comme le contenu se rapproche des livres illustrés montrant ainsi une originalité de plus.
Sombre et joyeux, enfantin et moralisateur, on retrouve toutes les nuances du conte de Pinocchio dans cette adaptation. Si le scénario allège l’histoire, il n’y enlève rien d’essentiel. Une bonne expérience pour redécouvrir l’œuvre de Carlo Collodi et pourquoi pas, la relire ?

PINOCCHIO
SCENARIO : DAVID CHAUVEL D’APRES CARLO COLLODI
DESSIN : TIM McBURNIE
EDITIONS : DELCOURT

Découvrez deux autres chroniques sur ce livre :
Un Amour de BD
Mes Promenades

Cette chronique a été faite pour la BD de la semaine. Aujourd’hui, elle se retrouve dans Les Chroniques de L’Invisible chez Yaneck. Allez-y pour lire les autres bandes dessinées chroniquées.

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14 commentaires sur “PINOCCHIO

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