LA MORT EST UNE FEMME COMME LES AUTRES

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La Mort ne peut plus faucher. Alors qu’elle le faisait à tour de bras, elle est à bout. Pendant ce temps, les humains ne meurent pas et une panique générale s’installe.

Le personnage de La Mort n’est pas nouveau en littérature : Elle est présente dans les comics Marvel, comme la promise de Thanos, elle est le personnage humoristique chez Philippe Boucq dans Les Aventures de La Mort et Lao-Tseu et on la retrouve dans la série Les Annales du Disque-Monde de Terry-Pratchett. Ici, elle subit un burn-out. Poussée par la curiosité, elle va étudier les humains de près pour savoir si « ces êtres geignards » valent la peine qu’on s’y intéresse.
Aborder le personnage de La Mort aurait pu donner un livre tragique voire contemplatif. Pour Marie Pavlenko, son personnage principal est comique. Celle-ci n’a que faire des habitudes humaines, occupée qu’elle est à faucher, mais quand on lui demande un arrêt de travail, de l’argent où de prendre une douche chaude, les difficultés commencent. Heureusement, elle va être confrontée à des humains qui vont l’aider. Qu’il soit question de l’utilité de vivre ou de la découverte d’une première fois (parmi d’autres), La Mort va découvrir une partie de notre façon de vivre, pour le rire et le meilleur. Comment parler de La Mort sans évoquer son instrument fétiche : La Faux. Ici, ce n’est pas un instrument comme les autres. Il, ou plutôt elle, parle. Comme un prolongement de La Mort, la Faux est une sorte de conscience, avec un défaut. Elle est bavarde. Une particularité qui entraînera bien des quiproquos. Quant aux personnages secondaires, ils sont savoureux et chacun aura son importance dans l’intrigue. L’écriture est limpide et les péripéties se succèdent pour notre plus grand bonheur. On soulignera que lautrice ne se met aucune barrière. Elle assume le goût décalé de la mort.

On l’aura compris, La Mort est une Femme comme les Autres montre un personnage en décalage avec notre univers. L’autrice réussit à nous faire rire de ce qui pourrait être tragique, elle nous fait réfléchir sur notre situation (qui sommes-nous à l’échelle de l’univers ?). Quand on renferme le livre, on sourit à la vie.

LA MORT EST UNE FEMME COMME LES AUTRES
AUTRICE : MARIE PAVLENKO
EDITIONS : PYGMALION

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