11/22/63 : EPISODE 1

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A la suite d’une découverte (une faille temporelle à l’arrière d’un magasin), un professeur d’anglais se voit contraint de changer l’histoire. Suite à la promesse faite à un ami mourant, il doit empêcher le meurtre de John Fitzgerald Kennedy.

Stephen King a souvent été adapté et rarement pour le meilleur. Côté cinéma, on peut citer Dead Zone, Christine, Les Evadés ou La Ligne Verte… La liste est non-exhaustive. Côté télévision, le choix est plus restreint. Dead Zone,Haven sont des exemples et dans un style plus éloigné Golden Years (production originale dont le scénario a été écrit par Stephen King), mais sinon, le résultat n’est pas aussi excellent qu’au cinéma.
Pour cette nouvelle adaptation, plusieurs facteurs entrent en compte. Elle est diffusée sur Hulu (une chaîne Internet de vidéo  à la demande) et sa marge de manoeuvre est meilleure qu’une chaîne nationale. Son réalisateur, Kevin Mac Donald, n’est pas très connu mais il a réalisé des films et des documentaires primés (Le Dernier Roi D’Ecosse, Marley, Mon Meilleur Ennemi). Quant aux producteurs, si la mention Stephen King peut apporter, ou pas, de l’importance, celle de J.J Abrams est un gage de qualité.
Sans vous révéler toute l’histoire, le roman tourne autour d’une certaine idée de l’Amérique, de ce qu’on aurait pu éviter. Tout le roman de Stephen King repose sur « c’était bien les années 60 ». Adapter les 900 pages du roman en huit épisodes peut se comprendre par : Adapter 100 pages par épisodes. Heureusement il n’en est rien et chaque épisode durera une heure (au lieu des 40 minutes habituelles). Premier constat, le roman est « trahi », mais c’est pour mieux dynamiser l’ensemble et rendre le personnage principal vulnérable. Là où celui du roman était « coaché » par son ami, celui de la série apprend tout par lui-même. Comment se débrouiller quand on est en territoire inconnu ? Certains évènements sont effacés, d’autres appuyés, mais l’ensemble reste de très bonne facture. Pourquoi ? Premièrement, c’est une mini-série uchronique (on y change l’histoire). Le sens de la reconstitution y est donc important. Tout est à sa place : Décors, vêtements, façon de se comporter, etc. Deuxièmement, les effets spéciaux ne sont pas appuyés. Du fait d’être dans l’Histoire, avec un personnage lambda, toute la crédibilité du récit repose sur une « normalité ». Cette ambiance normale rend notre héros bizarre aux yeux des gens de l’époque. Alors que lui à l’impression de vivre dans une carte postale… Ou presque, au vu des erreurs faites. A côté de çà, le style « horreur » de Stephen King est présent à petite dose, mais suffisamment pour nous faire sursauter.

Pour ce premier épisode, il n’y a rien à redire. On passe un excellent moment à suivre les aventures de Jake Epping à travers le temps. Réalisateur comme scénariste ont réussi à transposer l’ambiance de Stephen King à l’écran. On souhaite que le reste soit du même niveau.

11.22.63
REALISATION : KEVIN MAC DONALD D’APRES L’OEUVRE DE STEPHEN KING
PRODUCTEURS : J.J ABRAMS-STEPHEN KING

La chronique du roman

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