ANGOULÊME 2016 : BILAN

otomoCette première au festival d’Angoulême en tant que professionnel fut excitante. La première impression fut des plus désagréables avec les bourdes liées aux nominations. J’ai failli annuler, mais heureusement je ne l’ai pas fait.
Comment résumer ses trois jours ? Après une première jour sous le soleil, les deux suivantes furent humides. J’ai pu rencontrer Luc Brunschwig, Eric Herenguel et Milo Manara. Trois auteurs très différents, mais qui répondirent de façon chaleureuses aux questions. J’ai pu amener Milo Manara, là où je voulais. J’ai bien ri avec Luc Brunschwig et les 20 minutes que je devais passer avec Eric Herenguel se sont transformées en 180 minutes.
J’ai pu faire trois dédicaces, moi qui ne fait rien. Lucile Thibaudier pour le tome 2 d’Enola ( avec un bravo à Pascal Mériaux pour gérer l’ensemble), Eric Herenguel pour Lune d’Argent sur Providence et David Gilson pour Bichon. Je remercie Alain de m’avoir averti que l’auteur était présent. Ceux qui me connaissent savent ce que j’ai demandé : Un piano. A chaque fois, j’en ai eu un !
Je n’ai fait aucune rencontre. Personnellement, je trouve qu’il y a trop de choix. Je ne doute pas de la qualité des intervenants (Laurence Le Saux, Olivier Jalabert, Jean-Paul Jennequin)mais on ne peut pas tout faire. Côté exposition, j’ai pu faire en compagnie de Yaneck (Les Chroniques de L’Invisible) celles consacrées à Morris, Lastman et Katsuhiro Otomo.

Morris était sans doute la plus académique. Plusieurs planches originales alignées avec le nom de l’album et la technique utilisée. Par contre, quelle fluidité, quelle lisibilité  ! On peut voir l’évolution de l’univers de Lucky Luke, le lettrage, la couleur, les caricatures… Si tout n’est pas expliqué, on en ressort grandit. Quelques jeux étaient présents pour diversifier l’ambiance musée : kaléidoscope, géométrie, bulles.

Lastman est conçu comme une exposition interactive. Après une première salle qui présente les personnages (et une statue de Richard Aldana où tous les enfants venaient pour se battre contre), la seconde proposait un jeu vidéo où 2 voire 4 joueurs s’opposaient. Fluide et bien pensé, bonus et coups spéciaux se donnaient sans répit. La salle suivante se passait dans l’obscurité. Heureusement, équipés de lumière noire, nous pouvions évoluer. Nous avons pu lire les différents tomes de Lastman, voir son making-of, se rendre compte combien les auteurs aiment rire et visionner une partie de la série animée. Lastman, un succès ? Certainement !

L’exposition consacrée à Katsuhiro Otomo (invité d’honneur du festival) me laisse sur plusieurs impressions. Beaucoup d’auteurs ont été influencéS par Akira, mais peu parlent de ce qu’il y a autour. Qu’a-t-il fait avant ou après ? l’auteur japonais n’a pas fait que des mangas. Je ne sais pas quelles ont été les consignes données aux dessinateurs, mais tout reposait sur Akira. L’ensemble est superbe, évidemment 42 dessinateurs ne représentent qu’une partie des auteurs qui admirent Katsuhiro Otomo, mais réduire ce maître de la bande dessinée à une série…

J’ai pu assister à la soirée Rue de Sèvres. Les éditrices présentaient les futurs ouvrages. Le programme est d’un certain niveau : Zep, Mathieu Sapin, Joann Sfar, Lewis Trondheim, mais surtout, les auteurs cités créent dans un registre inhabituel. Autant dire que les auteurs et les éditeurs prennent des risques. Par contre, on a pu remarqué qu’il n’y avait aucun auteur débutant, mais uniquement des gens qui avaient fait leurs preuves.

J’ai revu les éditions Akata (grâce à Yaneck) et après une longue discussion, je me redonne la chance de les chroniquer. L’objet du délit ? Ladyboy versus Yakuzas. On verra ce que ça donnera.

Si tout s’est bien passé, c’est aussi parce j’étais bien accompagné. Yaneck et Jacques(Un Amour de BD) étaient présents. Projets futurs, réflexions sur la bande dessinée, calembours horribles et gourmandises bienvenues (vu le temps).

Côté logement, je fus très bien accueilli. Une chambre pour moi dans un grand appartement. Des propriétaires charmants cultivés, un petit-déjeuner qui valait de l’or (pain fait maison, oranges pressées, croissants chauds, etc)… je garde l’adresse.

Comment oublier ceux que j’ai croisé (plus ou moins) ? Marie, Sandrine, Caroline, Doriane, Hélène, Diane, Thomas, Fred, Florent, Pascal (j’en oublie sûrement). Ce fut bref, intense et très instructif !

C’est sous la pluie que j’ai repris le chemin de Brest. Je fus chargé de l’intendance dans la voiture de Kris (chauffeur) et Bertrand (co-pilote). J’ai distribué eau, biscuits et sandwiches au milieu d’anecdotes de festival, de musique (chantées ou pas), de projets … Sous la pluie, avec un gps quelque peu bizarre, mais nous étions au chaud.

A côté de çà, il y a les bourdes du festival, je ne l’ai pas vécu (heureusement) et ce n’est pas l’objet de ce billet. Il y aura des avancées, des mesures de prises pour que ce festival ne soit plus ce qu’il est actuellement : un bazar.

Publicités

Un commentaire sur “ANGOULÊME 2016 : BILAN

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s