LA REVUE DESSINEE #10 : HIVER 2015-2016

lrd10Lorsqu’une revue trimestrielle paraît au moment des festivités hivernales, il est quasiment certain de trouver bilan de l’année, idées de cadeau, douceurs gustatives et autres folies dignes de cette période. Pour La Revue Dessinée, c’est presque pareil sauf qu’on y parle enquêtes, reportages et documentaires.

Ils sont onze (comme une équipe de football, mais c’est un détail insignifiant). Onze reportages qui traitent de sujets différents. Qu’on parle de politique, de sport, d’économie ou d’histoire, La Revue Dessinée a réussi à se mettre au diapason du calendrier hivernal. Paru en décembre 2015, elle n’oublie pas la magie de Noël, mais le fait à sa façon. Quel enfant n’a pas des étoiles dans les yeux en regardant les manèges d’attractions ? Nous avons été ces enfants quand on nous parlait de Mirapolis, du Futuroscope, d’Eurodisney, du Puy du Fou, voire de Planète Magique. Mais quelle a été la réalité de ces enjeux sociaux-économiques ? Voire la réalité en face détruit les étoiles dans nos yeux (mais nous ne sommes plus des enfants). Devons-nous accuser Hilaire Picault et Abdel Bouzbiba pour autant ? Certainement pas. c’est instructif et derrière le reportage, il y a un parfum de nostalgie. En suivant ce calendrier, on arrive logiquement en février. Ce n’est plus la trêve des confiseurs, mais la fête des commerçants avec la Saint-Valentin. David Vandermeulen et Daniel Casanave remontent l’origine de cet évènement « romantique ». A raconter à votre aimé(e) au lieu de regarder votre portable. Si les sentiments sont présents, n’oublions pas le sport, c’est important. Ce trimestre, c’est Obion qui s’y colle. L’auteur au trait « caméléonesque » essaye la lutte bretonne. En quelques cases, ce sport régional est décortique de façon amusante alors qu’Obion a l’air d’avoir souffert. Si le physique d’Obion a résisté, tout le monde peut le faire (oui, on ne s’en prend jamais au physique, mais je fais ce que je veux, je suis le rédacteur de cette chronique). Pour continuer avec le sport, l’Instantané de Jean-Michel Billioud et Rudy Spiessert examine LA photo de Mohamed Ali. C’est succinct, mais ça montre toute l’époque et l’anti-héros qu’était Mohamed Ali. Stupéfiant ! Si vous avez été frappé avec le punch de la précédente rubrique, alors l faut vous soigner. Celà sera peut-être fait par anesthésie générale. Mais comment ce moment crucial d ‘une intervention chirurgicale est-il arrivé au XXIème siècle ? Cécily nous régale d’une science sans conscience. Peut-on le comparer avec les chroniques de Marion Montaigne (Tu Mourras Moins Bête) ? En effet, mais ce ne sera pas la dernière ou la première. Continuons avec l’historique du dessin de presse. Ce sont deux auteurs qui s’y attaquent : Terreur Graphique et Fabrice Erre. A travers leurs crayons, on voit que cette presse a toute sa place dans notre époque. Son évolution, ses échecs et cette fatalité qui est arrivée à Charlie. Comment ne pas se rappeler du 7 janvier 2015 ? Raynal Pellicer et Titwane décident de le raconter à travers les yeux de la police criminelle. Un récit clinique qui montre le professionnalisme de ces fonctionnaires. C’est froid et les illustrations de Titwane ne réchauffent pas l’ambiance. Une histoire de raison sans passion. Une autre vision de ce jour. Enquête toujours avec la thèse du suicide du juge Borrel. David Servenay et Thierry Martin nous plongent dans les arcanes de la république. Une république bafouée (terme repris de l’édito) pour des intérêts économiques. Une histoire (toujours en cours) glaçante. Intérêts économiques, il en est encore question avec le TAFTA et la bio-ingéniérie. A l’heure où la COP21 s’est terminée, où les accords transatlantiques signent la 11ème négociation, les auteurs nous invitent à réfléchir un peu plus que les journaux ou les médias télévisés. Un excellent résumé de l’actualité.

Depuis deux ans, le trimestriel continue de nous apprendre en bande dessinée. Tous les styles sont présents. Auteurs connus et inconnus se rencontrent dans ces 228 pages d’actualité. Avec ce 10ème numéro, c’est presque un calendrier de l’année qui est annoncé. Si les reportages sont toujours aussi durs (comme la réalité), l’ensemble ne pêche pas par la noirceur. Un coup médiatique pour faire passer Noël ? Ce n’est pas sûr, mais un sommaire qui donne envie de s’abonner (la rédaction de Temps de Livres décline toute responsabilité si les abonnements de La Revue Dessinée augmentent).

LA REVUE DESSINEE #10
AUTEURS : COLLECTIF
EDITIONS : LRD

Cette chronique a été écrite pour La BD de la semaine. Vous retrouverez l’ensemble des chroniques sur le blog Un Amour de BD, hébergé par Jacques.

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10 commentaires sur “LA REVUE DESSINEE #10 : HIVER 2015-2016

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