SUPERGIRL

supergirlKara Zor-El, cousine de Superman, vit une existence presque normale à National City. Quand l’avion de sa soeur adoptive tombe, elle utilise ses pouvoirs et se met sous les feux des projecteurs.

Alors que les films et les séries de super-héros fonctionnent, CBS rajoute sa série avec Supergirl.
En bande dessinée, la cousine de Superman (première version) est apparue en mai 1959. Elle disparaît lors des évènements de Crisis en 1985 (l’univers éditorial de DC est remis à zéro). Le personnage sera ré-introduit en 2004, avant de ré-apparaître en 2011, avec les évènements de New-52 (l’univers éditorial est de nouveau effacé et rajeuni). Du côté de l’écran, Supergirl a existé au cinéma en 1984 et dans la série télévisée Smallville. Il aura fallu attendre 2015 pour que Supergirl ait sa propre série.
Les producteurs connaissent bien l’univers puisque Greg Berlanti et Ali Adler ont travaillé sur Arrow et The Flash. Le système est toujours le même, les personnages sont des jeunes adultes qui tentent de vivre normalement tout en faisant justice avec leurs super-pouvoirs. Comme dans Flash  et les premières saisons de Smallville, Supergirl doit cibler les menaces venues sur Terre et les combattre.
Si les autres séries font la part belle aux hommes, ce qui n’est pas le cas de Supergirl. D’autre part, le personnage ne veut pas être « que » la cousine de Superman. Il y a toujours un casting de choix étonnant et qui joue avec les univers/adaptations de DC Comics.
La comédienne Helen Slater joue la mère adoptive de Kara. La même comédienne avait interprété le rôle titre dans Supergirl, ainsi que la mère de Superman dans Smallville.
Dean Cain interprète le père adoptif, alors qu’il jouait celui de Superman dans Lois et Clark : Les nouvelles aventures du Superman.

Du côté des personnages, on peut retenir Jimmy Olsen, qui de roux, devient noir de peau et se fait appeler James.
Nous avons aussi Hank Henshaw, ici, directeur d’une agence gouvernementale secrète qui surveille les extra-terrestres. Dans la bande dessinée, ce personnage est devenu un cyborg, ennemi de Superman.
Cat Grant, qui de reporter dans la bande dessinée, devient chef d’entreprise d’un empire des médias.

La série essaye de jouer sur plusieurs tableaux. Le côté féminin avec les coups de coeur de Kara envers ses alliés, son côté « je ne suis pas que la cousine de Superman », Cat Grant qui dirige un empire des médias.
De l’autre, on essaye de jouer les super-héros, voire les séries young-adult.

Le mélange est original mais n’est pas totalement réussi. La faute à un scénario qui ronronne (les histoires sont interchangeables entre les séries), des effets spéciaux au budget peu élevé et ces 42 minutes (le temps d’un épisode) qui empêchent de développer une histoire (surtout quand on y mêle plusieurs intrigues). Là où ça devient blessant, c’est les droits sur Superman. On le mentionne rarement, les personnages utilisant plutôt « lui » ou « ton/mon cousin ». Un problème de droits sans doute ?

L’interprétation des comédiens est là pour remonter le niveau. En particulier Callista Flockhart (Cat Grant) en femme de pouvoir et Melissa Gilbert au double-rôle Supergirl/Kara.

Vu les résultats d’audiences, on n’est pas sûr (à ce jour) que la série continue. On espère que les spectateurs lui laissent sa chance. Une série, un peu originale, ça se travaille sur le long terme.

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