QUAI DES BULLES 2015 : JOUR 2

#qdb2015Après un repos bien mérité, c’est l’heure de se lever et de prendre un café. Comme mes hôtes et mon collègue ne sont pas réveillés, je commence à écrire ma chronique de la veille. Je serai quand même vite rejoint par les autres pour prendre le petit-déjeuner et faire un planning de la journée.
Pour une fois, je n’ai rien de prévu, chose rare pour une journée de Quai des Bulles. Je me promène donc dans les allées, je flâne. Avant de me rendre à la master-class de Franck Biancarelli, je discute avec le créateur des modèles 3D : Enola, Anuki sont ses premiers modèles et vu le résultat, on espère que ça va se vendre très bientôt.

Sur une idée de Laurent Lefeuvre, un artiste nous dévoile sa façon de faire. Humble, disponible et quelque peu intimidé, Franck nous a montré dans un premier temps la correspondance qu’il avait avec Christian Rossi. Il envoyait des lettres au dessinateur et celui-ci répondait en corrigeant les dessins envoyés. Le second temps fut destiné à la logique, à l’art abstrait du dessin. Comment faire son dessin quand on est bloqué ? Bref, revenir à l’essentiel. Rejoint par Christian Rossi, Franck a continué à parler, malgré une émotion contenue. Cette première master-class fut vraiment enrichissante, permettant d’ouvrir (et de m’ouvrir) de nouveaux horizons de recherches.
Comme j’avais un ticket pour le repas de midi, j’ai demandé aux auteurs présents à ce qu’on mange ensemble. Malheureusement, Franck et Christian ont du décliner, mais Damien Cuvillier et Laurent Lefeuvre ont accepté. Rejoints par leurs compagnes respectives, nous mangeons d’un bon appétit, sauf Laurent, dérangé par d’intempestifs sms, non signés ! Quant au reste de la troupe, des auteurs et un éditeur nous empruntent des couverts ! Les deux auteurs d’Anuki nous rejoignent. Je fais donc, avant l’heure, la connaissance de Frédéric Maupomé, à la langue acide, au verbe délié et à cet accent qui fait rouler les « r ». Vivement décembre, que je puisse l’interviewer ! Dernier invité à notre table, mais pas des moins intéressants, Laurent Mélikian. Il animera la conférence sur la bande dessinée chinoise. Malheureusement, je ne pourrai y assister. Je veux mettre en ligne la chronique de la veille. M’installant au poste de salle de presse, je suis « envahi » par les journalistes de Ouest-France. J’y apprends notamment qu’un cinode va cantonner le prix Ouest-France Quai des Bulles à 55 lignes/2 colonnes. Malgré çà, on rigole bien et je n’avance pas trop. Ca m’empêchera notamment de voir l’exposition Anuki ainsi que le théâtre d’ombres et le kamishibaï de ce héros des touts-petits.
Travailler dans la salle de presse est un vrai plaisir. L’endroit se trouve face à la mer et nous profitons de cette magnifique vue. Je fais une photo et l’envoyer à ma « soeur ». Celle-ci me répond par sms et, dans la foulée, je lui téléphone. Alors qu’elle se trouve à plusieurs centaines de kilomètres, elle devine qu’un ami va me rejoindre (l’ami en question arrive sur ces paroles), mais aussi la couleur de la moquette. Yaneck (l’ami en question) a qui j’avais donné rendez-vous a du attendre que je finisse ma conversation. J’ai mes priorités.. De retour dans la bulle, je discute avec Sébastien Vastra et ceux qui font la queue pour une dédicace, je prends rendez-vous avec Stéphanie Rubini pour un café le lendemain, je demande des autorisations pour diffuser des vidéos… Une routine qui permet de créer des contacts.
Alors que le chapiteau se vide petit à petit, plusieurs exclamations entraînent mon oreille. C’est du côté des Ronds dans l’O que j’aperçois trois jeunes femmes. Deux sont en train de jouer du ukulele, tandis que la dernière bouge en fonction de la mélodie (heureusement qu’elle ne fait pas çà pendant une dédicace). Je suis conquis par le charme et la talent de ces interprètent. Vous pouvez voir ci-dessous la vidéo :

En baissant les yeux, j’aperçois un bestiaire fantastique pas comme les autres. Loup-garou, sirène, licorne… Pour les enfants. Je craque et je m’offre ces livres, que je chroniquerai. Après une discussion autour de la musique et de la bande dessinée, je continue vers la sortie. Mais au stand Locus-Solus, c’est l’heure de l’apéritif. On m’y convie et j’accepte avec joie. Troisième essai pour sortir, là encore retardé par le talent de deux jeunes femmes sur le stand Comix-Buro/Attakus. Un duo chant-guitare du plus bel effet !

Je suis enfin sorti, sous la pluie. Je me rapproche de l’hôtel de l’Univers pour la cérémonie. C’est un peu la cohue pour rentrer. Apparemment, la cérémonie est attendue. On ne sera pas déçu. Marion Montaigne et Olivier Jouvray jouent deux éminents chirurgiens qui travaillent sur la bande dessinée. Jeux de mots, auscultations en direct, piques envers le statut des auteurs, rien ne nous sera épargné. Pendant près de quarante minutes, la salle est secoué par les applaudissements et les rires. Vivement la prochaine !

Pour se désaltérer, rencontrer, se poser, réfléchir à ce qu’on fait ensuite, rien de mieux que de boire une ou deux coupes de champagne. J’accompagne Yaneck qui virevolte au fil des personnes : éditeurs, auteurs, organisateurs défilent devant nos yeux et nos poignées de main, pendant que nous essayons de sortir. Après quoi, c’est l’heure de manger (un peu), de faire le bilan (bon) et de faire le montage du discours.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s