LE PETIT PRINCE

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Pour réussir son entrée à l’Académie Werth, une petite fille et sa maman emménagent dans un nouveau quartier. La petite fille étudie consciencieusement pendant l’été jusqu’à ce qu’elle fasse connaissance de son voisin. Ce dernier est un vieil excentrique qui lui raconte une histoire prodigieuse. Sa rencontre avec un enfant, dans le désert…

Le Petit Prince est une oeuvre universelle. Pour certains, l’adaptation est toujours une trahison. Qu’il soit question de théâtre, de disque, de cinéma ou de livres, les nombreuses adaptations de l’oeuvre de Saint-Exupéry sont autant de pièces de puzzle pour comprendre l’oeuvre-source. Quand le nom de Mark Osborne est cité à la réalisation, on se posait des questions. Réalisateur de Kung-Fu Panda ou Bob L’Eponge, scénariste de Monstres contre Aliens, on est bien loin du Petit Prince. Contre toute-attente, ça fonctionne. On peut louer le scénario d’Irena Brignull et Bob Persichetti. Ils contournent l’adaptation pure, pour faire de ce film d’animation, une « suite » à l’oeuvre-source. La philosophe de cette oeuvre tient en une phrase : « N’oublions pas notre enfance ». Un discours qui parle aux adultes comme aux enfants. C’est l’une des réussites de cette histoire. Tout le monde peut s’y retrouver. Les adultes comme les enfants s’émerveilleront des trouvailles du scénario. Il serait dommage de dévoiler l’histoire, surtout que la bande-annonce ne montre pas toute l’intrigue. On y retrouve tout ce qui fait l’âme de l’enfance : de la naïveté, des rires et des pleurs, des histoires extraordinaires et ce quotidien qui peut être fantastique si on le regarde différemment.
Peut-être que le secret de Mark Osborne c’est d’avoir mélangé ancienne et nouvelle génération. Côté casting vocal, on retrouvera André Dussolier, Vincent Lindon qui donnent la réplique à Guillaume Galienne ou Florence Foresti. Seul le renard, interprété par Vincent Cassel, m’a déplu, mais c’est une goutte d’eau dans un océan d’émotion. Quant à l’animation, le réalisateur a opté pour deux techniques : la stop-motion (animation image par image) pour la partie consacrée à l’histoire du Petit Prince et l’animation par ordinateur pour la suite. Les deux cohabitent très bien et l’ensemble nous emporte pendant toute la durée du film ( et au-delà). La musique d’Hans Zimmer et Richard Harvey imprègne le film sans être trop présente. Elle permet de nous accompagner en douceur.

Le Petit Prince est une réussite, malgré son statut d’œuvre universelle et ses nombreuses adaptations (les dernières étant une série et une bande dessinée). Tout en s’éloignant de l’œuvre, les auteurs ont su y rester fidèle. Une gageure !

LE PETIT PRINCE
REALISATEUR : MARK OSBORNE D’APRES ANTOINE DE SAINT-EXUPERY

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