MARTIN BONHEUR

martin-bonheur-felix-louisQuand Agathe arriver à Veules, elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père. Mais ce petit village à l’atmosphère particulière va lui faire rencontrer une personne : Martin. Pour que les deux jeunes gens s’avouent leur amour, il faudra plus qu’un coup de pouce du destin…

Ce qui pourrait être une bluette se révèle plus que celà : une ode à Veules. Ce village possède le plus petit fleuve de France (véridique) et se révèle une station balnéaire. En dehors de la haute-saison, il n’y a que des gens âgés. Pour les aider dans leur quotidien, Martin est là. Bricoleur, jardinier, homme de compagnie, il est indispensable aux habitants. Quand Agathe, jeune citadine dans le cosmétique, débarque dans sa vie, leur rencontre ne peut faire que des étincelles.
Jérôme Félix a l’art de compliquer les situations. D’une situation (apparemment) simple, il crée un scénario complexe et jubilatoire où les personnages se révèlent. Une recette qui fonctionne puisque sur cette base, il y avait eu Un pas vers les étoiles, Une vie à écrire, etc.
L’intrigue se révèle à plusieurs niveaux. On a la naissance des sentiments envers Agathe et Martin, les habitants qui regardent cette évolution et s’en mêlent (ou s’emmêlent) et ce « destin » qui vient tout compliquer. On aura même droit aux commentaires d’objets. Toute cette intrigue se déroule à Veules. Les 80 pages de l’album font la promotion basse-saison de ce haut-lieu du tourisme normand. Que ce soit les hauteurs, le remblais ou le centre-ville, le lecteur visitera un vrai paradis où les habitants (originaux) s’entraident entre deux saisons. On sourit, on se pose des questions, on enquête aussi, avant qu’un dernier acte sous forme épistolaire ne ferme le rideau.
Sur ce scénario improbable, mais qui fait battre nos cœurs, il y a un dessinateur encore plus improbable : Louis. Connu pour son travail sur la science-fiction (Kookaburra, Tessa Agent Intergalactique), il troque aventure spatiale et récit musclé pour un récit se passant dans un village où la canne est l’objet le plus commun (avec les dentiers). Cassant son image, ouvrant les voies à de futures histoires, le dessinateur excelle dans cette histoire d’amour. Si le style est reconnaissable, il humanise ses personnages sans tomber dans le pathos ou la bluette. Par contre, comme le scénariste, il montre Veules comme un personnage à part entière. Les décors sont détaillés et les vues du village sont nombreuses. Le lecteur curieux pourra se promener, livre à la main.

Avec Martin Bonheur, on voit la vie autrement. Pour reprendre une des phrases clés de ce récit  » Il met de la couleur chez tous ceux qui voyaient la vie en noir ». On pourra se poser deux questions : A quand une séance de dédicaces à Veules ? Est-ce que cette bande dessinée changera le destin de ce village (on l’espère) ?

MARTIN BONHEUR
AUTEUR : JERÔME FELIX
DESSINATEUR : LOUIS
EDITIONS : GRAND ANGLE

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2 commentaires sur “MARTIN BONHEUR

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