DARK EDEN

dark_eden_chris_beckettL’histoire de la famille de John Lampionrouge commença il y a deux siècles. Un vaisseau s’écrasa sur la planète. Malgré les avaries, les occupants décidèrent de repartir. Seules deux personnes, Tommy et Angela, voulurent rester. Aujourd’hui, si les descendants (la famille de John) attendent toujours un sauvetage de la Terre, John décide de briser le statu quo : il va explorer le monde alentour.

Lauréat du prix Arthur C.Clarke, Dark Eden pose des questions sur l’avenir de l’homme. Faut-il attendre les sauveurs sans rien faire ? Faut-il évoluer ou pas ? Chris Beckett dépeint cette « civilisation », descendante des spationautes de la Terre. En attendant le sauvetage, les connaissances diminuent et les croyances augmentent. Ce sont ces derniers points qui sont vraiment intéressants. Chris Beckett invente un vocabulaire dérivé de la Terre et si les familles l’utilisent, le conseil des vieux préfère parler « terrien », même s’ils n’ont plus cette connaissance du vocabulaire, ni ce à quoi il correspond.
Malgré son statut de livre de science-fiction, la technologie n’est pas présente ou presque. Toutes les ressources proviennent de la planète. On est proche de la période préhistorique : des pierres coupantes, des bateaux et des vêtements faits avec de la peau. Un univers paradoxal quand on sait que les aïeux avaient une technologie avancée. C’est peut-être le point leplus gênant. Tommy et Angela restent volontairement sur cette planète, sans aucune technologie ?
Le livre se déroule selon plusieurs points de vues, mais, au lieu de stagner sur une action vue par plusieurs personnes, chaque chapitre permet d’avancer dans la narration, tout en changeant de personnage. Les caractères présentés sont complexes, même s’ils ne diffèrent pas de la société actuelle. En lisant ce livre, je me demandais où le classer. Normalement en science-fiction, puisque les ancêtres de la famille viennent d’un vaisseau spatial, mais on aurait pu mettre ce récit en fantasy aussi. L’histoire de la famille ne relève presque que de la croyance.

Si le vocabulaire utilisé peut dérouter pendant les premières minutes de lecture, les aventures de John Lampionrouge et ses compagnons sont intelligentes. Chaque découverte technologique est une victoire en soi, aussi minime soit-elle. Loin des clichés, on se prend à apprécier ces personnages qui dépassent leurs statuts d’attente. Une lecture sympathique et différente de la masse éditoriale.

DARK EDEN
AUTEUR : CHRIS BECKETT
EDITIONS : PRESSE DE LA CITE

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