DAREDEVIL : L’HOMME SANS PEUR

daredevil-miller-romita-1jpgC’est dans la moiteur de New-York que grandit Matt Murdock. Blessé par des produits radioactifs, entraîné par un maître en arts martiaux, il trouvera son destin dans la douleur, avant de se relever et de devenir Daredevil.

Alors que Netflix propose une série sur Daredevil, il me semblait intéressant de revenir sur l’origine du personnage. Celle proposée par Frank Miller et John Romita JR dans le dyptique (en fait une mini-série de 5 épisodes) Daredevil :  L’Homme Sans Peur. En 144 pages, les auteurs redéfinissent les origines du personnage. Le scénario de Miller montre que Matt Murdock a failli mal tourner à plusieurs reprises, mais à chaque fois, il s’est trouvé une personne qui l’a remis dans le droit chemin. Les apparitions des personnages secondaires peuvent être brèves, mais tous ont une influence sur le destin de Matt Murdock. C’est une des idées de génie de Frank Miller. L’autre, c’est de mettre en avant la ville de New-York. John Romita n’en fait pas qu’un décor. A travers son dessin (et l’encrage d’Al Williamson), on ressent toute la lourdeur, le poisseux de la ville. La tension n’a jamais été aussi palpable et elle déteint sur les personnages. Il semble qu’il y ait peu d’espoir… On n’est pas loin d’un Gotham (la ville de Batman).

Si les trois auteurs arrivent à magnifier autant l’univers de Matt Murdock, c’est qu’ils le daredevil-miller-romita-2.1connaissent bien. Frank Miller a commencé sur le titre en tant que dessinateur pour finir auteur complet. En quelques épisodes (une dizaine), il introduit de nouveaux personnages (Elektra, Stick) met en avant des personnages secondaires (Le Caïd), donne un nouveau souffle à la série , qui devient l’un des fers de lance de Marvel. Quand on suit Daredevil dans Strange ou en version originale, on est subjugué par la densité de cet univers. Daredevil : L’Homme Sans Peur reprend ses personnages. Frank Miller fait un coup de maître puisqu’il n’est pas indispensable d’avoir lu Strange pour s’y retrouver. Il insère ses pions et on a l’impression de les connaître. John Romita JR et Al Williamson travailleront plus tard sur Daredevil, mais la patte graphique et l’encrage feront merveille sur les textes d’Ann Nocenti. Intégrer les trois artistes au sein d’un récit de Daredevil est fantastique. La preuve, 20 ans après, on en parle encore.

Sur les écrans la carrière de Daredevil n’a pas été fameuse. Il est introduit dans le téléfilm « Le Procès de L’Incroyable Hulk« . Daredevil est interprété par Rex Smith (le héros de Tonnerre Mécanique). Quant au Caïd, il est surjoué par John Rhyes Davis (Gimli dans le Seigneur des Anneaux-Sallah dans Indiana jones). Le costume de Daredevil y est noir. A se demander si Frank Miller et John Romita Jr ne se sont pas inspirés de ce feuilleton, pour le début de carrière de Daredevil. En 2003, le nauséabond Daredevil sort sur les écrans. Quelques secondes de la période Miller y est mise en images, mais le reste est un désastre.
Petite anecdote. En cherchant des images sur ce livre, je tombe sur cet inédit (sur l’excellent blog de Philippe Cordier). Si vous revoyez la bande annonce de Netflix, une image m’y fait fortement penser.

Daredevil par Frank Miller, ce n’est pas qu’un héros costumé. C’est aussi l’homme derrière le costume. C’est toute la psychologie d’un personnage, mais aussi l’atmosphère de la ville. Un indispensable !

DAREDEVIL
AUTEUR : FRANK MILLER
DESSINATEUR : JOHN ROMITA JR
ENCRAGE : AL WILLIAMSON
COLLECTION : TOP BD
EDITIONS : SEMIC

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