EXCALIBUR

excalibur-chris-claremont-alan-davisAlors qu’ils sont sur l’île de Muir, Kitty (Shadowcat/Etincelle) et Kurt (Diablo) font un rêve bizarre. Rachel Summers, le nouveau Phénix serait délivré. Ce qu’ils croient être un rêve devient réalité quand des agents assermentés viennent arrêter Phénix.

La collection « Un Récit Complet Marvel » fut commencé en 1984 sous la bannière Lug et s’est poursuivi avec Semic jusqu’en 1996. Ce sont une cinquantaine de titres qui sont parus avec plus ou moins de succès, mais parmi eux, on peut citer : Jungle Saga, Je suis Serval, Diablo. A chaque fois, l’éditeur compilait plusieurs histoires qui se suivaient afin de faire un récit complet. Excalibur est le 23ème titre de la collection.
Dans ce titre, il y a deux histoires. La fuite de Rachel et la constitution de l’équipe Excalibur, puis une chasse contre les lycaons (Warwolves en version originale). A la différence de nombres de récits super-héroïques, nos personnages sont présentés avec des faiblesses, voire avec de l’humour. Dès la couverture, on devine les lycaons qui rient. Plus loin, c’est Kitty qui se déguise en fantôme ou critique l’uniforme de Rachel : trop près du corps et des talons trop hauts (qui n’a pas vu une héroïne de bande dessinée combattre en talon-aiguille ?). C’est la même chose pour les lycaons. S’ils sont redoutables, ils ont un comportement « humain » et se conduisent comme tels. Si les auteurs font la part belle à l’action, ils n’oublient pas le côté surréaliste de la situation. Cette histoire-pilote est volontairement décalée et hilarante. On pourrait même imaginer Chris Claremont écrire le côté action alors qu’Alan Davis prend l’humour. Le duo fonctionne à merveille. Même un lecteur peu habitué aux super-héros pourrait apprécier ce récit.
Le dessin d’Alan Davis n’a rien à envier au scénario. Le trait du britannique est toujours souple. Au lieu de faire poser les personnages, il les met au service de l’histoire. Et si on parle de super-héros, il immerge le récit dans le quotidien, d’où des situations décalées. C’est fluide, beau et tous les personnages ont une particularité. Ils ne sont pas interchangeable. Que ce soit sur Excalibur ou sur d’autres récits, il faut essayer le graphisme d’Alan Davis. c’est à tomber en pâmoison.

Cette première apparition du groupe Excalibur (en aout 1989) est un vent de fraîcheur dans cette ambiance menaçante. Graphisme et histoire nous font rêver et rire, mettant de côté toute l’icône que représente le super-héros. Cette première version a dure 10 ans et c’était fun !

EXCALIBUR
AUTEURS : CHRIS CLAREMONT-ALAN DAVIS
DESSINATEUR : ALAN DAVIS
ENCRAGE : PAUL NEARY
COLLECTION : RECIT COMPLET MARVEL N°23
EDITIONS : SEMIC

Cette chronique est parue dans le cadre de La BD de la semaine. Aujourd’hui, les publications sont sur le blog Mille et une frasques de la lumineuse Stephie.

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