LE PROTECTORAT DE L’OMBRELLE T1 : SANS ÂME

sans-ame-gail-garrigerCe ne fut pas une bonne journée pour Alexia Tarabotti. On lui avait fait remarquer qu’elle était vieille fille (ça ne la dérangeait pas trop), elle s’était encore querellée avec Lord Maccon (ça devenait habituel), mais qu’un vampire veuille la mordre sans qu’il y soit invité… C’en était trop pour la (vieille) fille de bonne famille qu’elle était. Ce n’était que le début… Son esprit vif, sa langue acérée et son ombrelle allaient avoir du travail.

Ce premier tome de la série Le Protectorat de L’Ombrelle est une vraie trouvaille. Située fin XIXème à Londres, on y rencontre des créatures fantastiques (vampire, loup-garou, fantôme) et certains humains peuvent être à leur service. A contrario des autres romans, l’auteure crée son propre univers. On y apprendra les différentes organisations sociales des espèces, une technologie qui flirte avec les machines à vapeur, mais surtout les âmes. Il se trouve qu’Alexia Tarabotti n’en a pas (d’où le titre) et qu’elle possède un talent particulier. Si tout cet univers imaginaire vous répugne, tant mieux, car on pourrait le considérer comme un décor.
Suivre cette héroïne hors du commun, c’est apprendre les règles de bonne conduite au XIXème. Quelles sont les couleurs à adopter pour nuancer vos effets, que servir lors d’une réception (avec un être surnaturel ou pas), comment répondre aux goujats, etc.
Ce « documentaire » aurait pu être un pensum réservé aux accrocs de la mode et du savoir-vivre. Il n’en est rien grâce aux dialogues ciselés et acérés d’Alexia Tarabotti. Si on est en bonne société, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense et tant pis pour l’étiquette. L’humour est incisif, il égratigne tout le monde, mais c’est écrit avec fraîcheur  (et candeur pour le côté érotique). Ce n’est pas le seul personnage qui se distingue. Entre un loup-garou bourru (mais gentleman), un vampire efféminé ( au style particulier) et un domestique que tout le monde rêverait d’avoir, Gail Carriger nous entraine dans un monde haut en couleurs.
Le niveau d’anglais était trop élevé pour que je m’y essaie, mais la traduction de Sylvie Denis est un excellent travail. Les situations s’enchaînent naturellement, on tourne les pages puis on s’écrit : « C’est fini ? ». Le vocabulaire choisi est parfaitement adapté aux situations, on s’imagine très bien les évènements.

Un premier tome qui mélange romance, savoir-vivre, enquête et des dialogues magnifiques. Comment ne pas résister au monde fantastique (et fantaisiste) de Gail Carriger ?

LE PROTECTORAT DE L’OMBRELLE
T1 : SANS ÂME
AUTEUR : GAIL CARRIGER
EDITIONS : LE LIVRE DE POCHE

lire la chronique du deuxième tome

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6 commentaires sur “LE PROTECTORAT DE L’OMBRELLE T1 : SANS ÂME

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