CASES BLANCHES

cases blanchesLe premier tome du Sentier des Ombres fut une réussite surprise. Si surprenant que son dessinateur n’y croit pas. Ca fait plusieurs années que les planches de Vincent Marbier ne sont pas dessinées. Pour l’auteur, c’est un blocage total. De délai dépassé en mensonge, tout y passe pour qu’il ne rende pas les premières planches, mais la pression augmente avec l’attente de ce nouvel album.

Qui n’a jamais refermé une bande dessinée nouvellement parue, en se disant : »Quand est-ce que sort le tome 2 ? ». Il faut un an minimum pour sortir un album. Entre les dédicaces, les rencontres, la vie privée, voire l’annulation de la série, ce sont autant de délais qui peuvent s’ajouter. Et si tout fonctionne ? La pression sur l’auteur/dessinateur est énorme. Un auteur doit se débrouiller seul devant sa planche et il est sans cesse « invité ». Des invitations où il n’est pas forcement  payé, alors que c’est du temps de travail (en tant qu’indépendant, il n’a pas le droit au allocations chômages, ni aux congés maladies).  Une drôle de situation pour un métier artistique. Quelquefois la création est récalcitrante. Comment faire dans ce cas-là ?
Sylvain Runberg connaît bien le milieu de la bande dessinée. Ca fait plus de dix ans qu’il le côtoie. S’il pousse les situations dans les extrèmités, on n’est jamais loin de la vérité. Il montre combien la bande dessinée est un métier artisanal dans un contexte commercial. Du crayon du dessinateur, à l’exposant en passant par l’attachée de presse, voire le futur auteur, tout est connecté.
Olivier Martin donne une patte particulière à l’album. Le graphisme est élégant et sobre. Sa couleur est simple, elle donne de la profondeur au contexte, permettant une accroche. On se dit qu’il n’y avait pas besoin de rajouter plus. Tout est là, en nuances.

Cases Blanches est une mise en abyme du métier d’auteur de bande dessinée. Dur et doux à la fois, il permet de se rendre compte que la bande dessinée, ce n’est pas que des « petits mickey ». De l’éditeur à la librairie, c’est toute une industrie qui tourne derrière, grâce à un dessin et une bulle.

Un autre avis est disponible sur Les Chroniques de l’Invisible

CASES BLANCHES
AUTEUR : VINCENT RUNBERG
DESSINATEUR : OLIVIER MARTIN
EDITIONS : GRAND ANGLE

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