LA REVUE DESSINEE #05

la-revue-dessinee-5Il y a deux ans, je rencontrai la rédaction de La Revue Dessinée à Quai des Bulles. Il y a un an, le premier numéro sortait. C’est donc un projet devenu réalité que cette revue mêlant bande dessinée et journalisme et ce, dirigée par des auteurs. Bilan et double anniversaire, voilà ce qu’est ce numéro 5. Elue coup de coeur de l’année 2013 par le Syndicat Editeurs de la Presse Magazine, un premier numéro réimprimé dès sa sortie, un nombre d’abonnements croissants… La Revue Dessinée évolue.

Comme le rappellent les rédacteurs, 90% des sujets proposés sont anxiogènes, mais les sujets choisis alternent entre l’actualité, les rubriques, l’humour. Les ambiances (graphiques/tons) sont à chaque fois différentes, permettant un panorama complet de la bande dessinée d’aujourd’hui. Quant au journalisme, on retrouve le travail de fond qu’on peut attendre de la presse. Pas de langue de bois, des récits adaptés pour tous… Non seulement, les différentes histoires  se comprennent malgré la pagination (20, 30, 60 pages), mais la rédaction ajoute des bonus.

Avec ce numéro 5, il semble qu’un tournant soit envisagé. La Revue Dessinée fait toujours 228 pages, malgré un sommaire de choix. Nicolas de Crécy s’occupe de la couverture et du portfolio. Olivier Hensgen et Daniel Casanave racontent le parti nationaliste écossais (avant le référendum du 18 septembre). Benoît Collombat et Etienne Davodeau enquêtent sur l’assassinat du juge Renaud. Bernard Génin et Carlos Nine font une double interview de Pierre Etaix… Les rubriques habituelles sont présentes, mais on rajoute l’instantané (une image choc) et la revue des cinés (une séquence expliquée).
On pourrait finir ici, mais ce serait un peu court (jeune homme). Comme je l’écrivais plus haut, ce numéro 5 montre un tournant. En effet, Franck Bourgeron, directeur de publication et l’un des rédacteurs en chef a participé à l’émission radiophonique de Jean-Christophe Ogier sur la bande dessinée et ce, pendant tout l’été. Le quotidien Le Monde prépublie le récit de Benoît Collombat et Etienne Davodeau sur son site Internet. Futuropolis édite l’un des récits de La Revue Dessinée : Energies extrèmes. Vous en voulez encore ?
Jeremi Kostioù, éditeur bretonnant de Nadoz-Vor Embannadurioù fait paraître Yes Scotland en breton.Roland Polman et Cecile Guillard, tous deux étudiants, racontent sur le site de La Revue Dessinée comment se passe un bouclage. Et la rédaction parle d’une émission, en direct de la rédaction…

Mesdames et messieurs les auteur(e)s, malgré les sujets difficiles, le rappel constant d’un monde sans pitié, vous montrez la vivacité de la bande dessinée, la vision du journalisme d’investigation. En guise de conclusion, j’ajouterai : Merci pour ce moment.

LA REVUE DESSINEE #5
AUTEURS : COLLECTIF
EDITIONS : LRD SAS

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6 commentaires sur “LA REVUE DESSINEE #05

    • Si les 228 pages peuvent repousser le novice, l’art graphique utilisé ne va pas le destabiliser. C’est une revue qui combine les deux (journalisme et bd). 228 pages pour un trimestriel ça va (76 pages par mois). Essayes d’en trouver un en bibliothèque !

  1. J’ai lu et beaucoup aimé les deux premiers numéros. C’est une revue d’une qualité remarquable avec des articles aussi riches que variés. Je compte bien compléter ma collection d’ici peu.

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