FEES, WEED & GUILLOTINES

Fees-weed-et-guillotinesQuand le détective Marc-Aurèle  a accepté l’affaire de Jaspucine, il aurait du savoir que ça ne sentait pas bon. Mais quand une dizaine de pierres précieuses s’avèrent être le payement, il est difficile de refuser… Derrière la réalité que le détective connaît, il y a autre chose : des fées psychopathes, des rapts de bébé et un employé de bureau particulièrement apte à réfléchir.

Si vous cherchez un vrai polar avec ambiance glauque, nuits suintantes et femmes fatales… Passez votre chemin… Quoique… Restez un peu, ça pourrait vous intéresser. Si l’intrigue reste policière (des rapts de nouveaux-nés résolus par des détectives privés, ou pas), ce sont les personnages qui font tout le pittoresque.
Chez Karim Berrouka, les fées ne sont pas ses créatures qui exaucent les souhaits des humains. Au contraire, elles nous méprisent… Alors quand Jaspucine, fée de son état, revient dans le monde des humains et doit demander de l’aide à un détective, c’est qu’elle doit en avoir besoin. Rajouter à cette morgue naturelle, un décalage de quelques centaines d’années et vous aurez un portrait de la fée. Elle ne connaît pas la modernité, ni la monnaie actuelle, ne se base que sur ce qu’elle connaît… Et elle veut en dire le moins possible sur l’affaire qui l’amène… Une dame un peu fantasque, vous en conviendrez. De l’autre côté, Marc-Aurèle, détective privé et Aurélien, inspecteur au Bureau des Crimes Extrêmes, sont des personnages sortis des classiques de la littérature policière. La démarche, le langage… S’il n’est pas écrit qu’ils portent le trench-coat et le feutre mou, ça semble évident. C’est la confrontation entre Jaspucine et les enquêteurs qui ne manque pas d’humour, car l’auteur applique la logique. Quand chacun joue avec ses règles, il en résulte un chaos.
A la lecture, on sent la patte littéraire aguerrie. Si le résultat est léger, frais et drôle, on ne pourra pas crier au génie. Tout d’abord parce que Karim Berrouka écrit depuis quelques années. On ressent des ralentissements dans l’intrigue , avant de repartir sur le rythme trépidant du début.

Entre polar et féérie, Karim Berrouka a choisi une troisième voie : l’humour. Un genre particulier où nos faiblesses (et celles des êtres féeriques) sont mises en avant. Si tout n’est pas réussi, la maîtrise de l’humour, les thèmes employés méritent le détour.

FEES, WEED ET GUILLOTINES
AUTEUR : KARIM BERROUKA
COLLECTION : 3 SOUHAITS
EDITIONS : ACTUSF

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s