LA NUIT MAC ORLAN (EN IMPRESSION)

la-nuit-mac-orlanC’est dans une atmosphère froide et humide que je quitte mon nid douillet. J’ai rendez-vous à 5 heures avec Lionel Durand (les éditions Sixto : ndlr). Les lampadaires percent l’obscurité, il y a comme un semblant de brume autour de moi. A l’instar des personnages de La Nuit Mac Orlan, je traverse Brest dans une ambiance particulière. Un tram, un vélo, un livreur de journaux et quelques fêtards attardés seront mes compagnons d’attente.

Si la Vendée est voisine de la Bretagne, nous devonsmac orlan recouvrance parcourir plus de 450 kilomètres. En effet, nous récupérons à Guingamp, le dessinateur Briac. Certains ont peu dormis, d’autres pas, mais la musique et les discussions sont animées. Au fur et à mesure que nous approchons de notre destination (l’imprimerie Pollina), la tension se ressent dans l’habitable. C’est bien normal. A ce stade, si les fichiers imprimés mal imprimés, on ne peut pas faire grand-chose. On réhausse le noir, le baisser éventuellement, mais on ne touche pas à la couleur, sinon, tout est décalé. Malheureusement, je me trompe de route et nous voilà embarqués pour 20 kilomètres supplémentaires. Heureusement, un gps va être branché pour nous guider. Nous passons sur des petites routes où les cafés de la poste sont encore légions (dont un qui marque fièrement : Ecran Géant), les villages déserts et une campagne verte. Nous arrivons à destination avec 20 minutes d’avance, mais celà ne servira à rien. Monsieur Pollina nous indique qu’ils sont en retard. De quoi monter d’un cran la pression, alors que nous n’en avions pas besoin.

la-nuit-mac-orlanDirection Chasnais pour se détendre. Si l’imprimerie est immense, Chasnais est minuscule. La ville compte 500 habitants. Malgré une mairie, une école maternelle, un aérodrome  et son village aéronautique, nous n’avons pas trouvé de quoi nous désaltérer ou une boulangerie. Il y avait bien une auberge et un restaurant, mais ils étaient fermés (Si l’un des habitants de Chasnais lit ces lignes, pourrait-il nous renseigner ?). Lionel prend la décision de se rendre à Luçon. Si nos premières investigations seront réduites à néant, nous trouvons enfin de quoi nous désaltérer. A l’heure de repartir, nous sommes ragaillardis.

J’avais dit que l’imprimerie était immense ? C’est peu dire. Les employésMac-orlan-planche utilisent des vélos pour se déplacer. Malgré l’immensité des machines et le bruit environnant, on arrive à s’entendre. Premier arrêt vers la couverture. Lionel et Briac s’approchent, mais le sourire est présent. La couverture « claque ». Les couleurs sont respectées et l’ambiance est présente. Si mes deux amis ne peuvent encore pousser un « ouf », un certain poids part de leurs épaules. En attendant le reste du tirage, nous prenons un café avec le directeur. Nous parlons des problèmes de l’édition, du livre et de sa date de parution (elle ne sera pas remise en doute). Puis, nous repartons vers l’atelier. Devant nous, les 53 planches de La Nuit Mac Orlan sur plusieurs Briac-mac-orlancahiers. Les couleurs ressortent et l’envoi numérique que j’avais reçu était bien fade en comparaison. Lionel en profite pour me montrer les chutes qui servent à caler la colorimétrie des machines. C’est un bac entier qui est rempli. Heureux, Briac déclare : « Je n’ai jamais été aussi près de mes originaux ». Ca sera la phrase de la journée.

En attendant qu’un jeu d’épreuve sèche, nous repartons vers Luçon pour manger. Nous nous arrêtons dans un restaurant nommé L’Eldorado. L’ambiance et la décoration sont tournés vers le western. La musique est country, les photos représentent des peuples indiens, John Wayne, Les Sept Mercenaires… il y a même une vitrine de flipper. Nous choisissons le
mix-grill (différentes pièces de viande) et nous nous sommes régalés. La cuisson était parfaite, le service souriant… Bref, un reposmac-orlan-chutes mérité. Avant de prendre la route, nous repartons vers l’imprimerie Pollina, pour prendre le rouleau d’épreuves. Un retour quelque peu malmené par le temps, un faux-contact d’essuis-glaces, des embouteillages sur le pont de Cheviré et à la sortie de Rennes. Mais le principal est passé. Alors que le soleil se couche, nous entrons dans Brest.La Nuit Mac-Orlan sortira et ce sera un très bel album.

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