LA BELLE ET LA BÊTE

belle-et-la-bete-t1.jpgFerdinand était l’un des plus riches marchands de la région jusqu’à ce que ses navires soient perdus. Si Belle s’en accommode, ce n’est pas le cas de ses deux soeurs. Celles-ci gâtées et narcissiques veulent la gloire et la richesse. C’est à ce moment que le navire du moissonneur d’âmes surgit. Il cherche des âmes noires. Belle sauve sa famille en échange de sa vie. A bord, elle fera connaissance de La Bête, le chef des moissonneurs.

Alors que Christophe Gans vient de sortir sa version cinématographique de La Belle et La Bête (en attendant celle de Guillermo Del Toro), Max L’Hermenier, Looky, Dem et Sébastien Lamirand font de même en bande dessinée.
Si les versions de Madame Leprince de Beaumont et Madame de Villeneuve sont différentes de cet album, il en garde les thèmes. Plusieurs mystères ne sont pas dévoilés et nous vous laissons la surprise. Si les personnages n’ont rien de nouveau, il en est un (absent des contes) qui est le pivot. Le mangeur des âmes. Comment est-il arrivé là ? Que veut-il ? On ne vous le révèlera pas pour l’instant. L’esthétique hésite entre un XVIIIeme et un XIXeme siècle, mais ce mélange ne dérange nullement. Les moissonneurs sont plus vrais que natures, voire effrayants par moment. Quant à la bête, tout le poids du monde semble peser sur elle. Une partie du graphisme a été fait en 3D. Ca explique certaines profondeurs de champs et des cadrages magnifiques. Tout cela donne à ce monde une ambiance baroque et sombre.
Malgré tout ce faste, la sauce ne prend pas. Une bonne partie du graphisme est réaliste, alors que quelques cases tendent vers l’humour… Et pas forcément au meilleur moment. Les 46 planches se lisent trop rapidement. Entre une page de scène de douche inutile et d’autres rapidement esquissées…
Par contre, la mise en couleur de Sébastien Lamirand est de toute beauté. Noir et couleurs chatoyantes se côtoient dans un mariage surprenant.

Première partie d’un dyptique, le storyboard aurait mérité une rallonge. Tel quel, il ressemble à une série b, avec des moyens. C’est dommage, l’album promettait.

LA BELLE ET LA BËTE T1
AUTEUR : MAX L’HERMENIER
DESSINATEURS : LOOKY-DEM
COLORISTE : SEBASTIEN LAMIRAND
EDITEUR : BAMBOO

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