AUTOUR DE LOPERHET EN EBULLITION : HERVE BOIVIN

loperhet-2014.jpgDu 4 avril au 3 mai, l’association Brest en Bulle et les Médiathèques de Brest s’associent pour proposer un prologue à la quatrième édition de Loperhet en Ebullition (3 et 4 mai 2014). Des expositions, des rencontres avec des auteurs…

Malgré le soleil printanier, ce sont une dizaine de personnes qui sont venues écouter Hervé Boivin à la médiathèque Saint-Marc. Pendant plus d’une heure, celui-ci nous a expliqué son métier d’auteur de bandes dessinées. Il le dit lui-même, il est auteur, mais il ne fait que dessiner. Il ne touche ni à la couleur, ni au scénario.
Dans la série WW 2.2, Hervé Boivin change de style ethb1 d’univers. Sa précédente série se passait en Chine ( Le Sabre et L’Epée) et le voilà propulsé en pleine uchronie de la seconde guerre mondiale (Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé dixit Wikipedia). Même si on est en pleine science-fiction, le moindre petit détail se doit d’être authentique. Internet est là certes, mais Hervé a du faire quelques repérages dans Paris et demander une autorisation pour cela. Une fois le scénario et le découpage fait par David Chauvel (scénariste de deux tomes mais aussi de l’architecture de la série), Hervé storyboarde le récit en entier, au format du livre. Cela lui prend environ deux mois. Cette étape est nécessaire pour verifier ce qui fonctionne hb2ou pas entre scénario et dessin. Après la validation des deux parties, il refait la cinquantaine de planches dans un format plus grand, il les encre, avant de les envoyer à la coloriste. C’était un double challenge pour l’auteur. Il changeait de style graphique et l’approche marketing de la série était la suivante : sept tomes paraissent en une année. Hervé avait donc peu de temps pour réaliser les planches.
Hervé pense qu’il a eu de la chance. Il a toujours dessiné et à 11 ans, il a décidé d’en faire son métier. Il a participé à plusieurs stages de bandes dessinées avec Michel Plessix ou Emmanuel Lepage. Ses parents ne l’ont pas dissuadé de cette direction artistique. Pendant ses études, il a fait un fanzine avec Sylvain Vallée, avant de s’orienter vers les beaux-arts, mais la bande dessinée et les beaux-arts, ce n’est pas pareil. Il en sortira trois ans après, pour rencontrer David Chauvel et faire son premier album (Trois Allumettes).hb3
A côté de son parcours, il raconte les difficultés du métier. C’est peut-être bien de dessiner, mais le statut d’auteur est particulier : il n’est pas un salarié, il se fait payer en droits d’auteur (8% de la vente de l’album, répartis entre co-auteurs). Du fait du nombre de sorties, certains livres ne rencontrent pas le public, les futurs auteurs sont toujours aussi nombreux, les conditions de travail peuvent être effroyables… A côté de çà, il adore rencontrer les lecteurs et organiser des stages. Lorsqu’on lui demande s’il aimerait devenir auteur complet, il acquiesce, mais son grand plaisir, c’est de pouvoir faire un storyboard.

Vous pouvez retrouver le programme sur le site des Médiathèques de Brest ou sur le site de l’association Brest en bulle.

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